Le
croyant
est tenté, et
parfois il tombera.
Il connaîtra des moments de
ténèbres qui ne peuvent se comparer qu’à la
vallée de l’ombre de la mort.
Il arrive même qu’il se
trouve acculé au
désespoir
et
puisse
avoir envie de
tout abandonner
, mais il ne le fait pas !
Paul décrivit ainsi sa vie
de croyant : « … Nous frôlons la
mort,mais nous voici bien vivants.
Nous avons été blessés, mais
gardés de la mort. Notre
cœur est affligé,
mais en
même
temps nous
avons la joie du Seigneur »
(2 Corinthiens 6:9-10, Le Livre).
Le croyant ne « meurt » pas, grâce
à la révélation de Dieu qu’il a en Christ
et que nous révèle l’Evangile.
Tant qu’une personne vit
par les vérités
contenues
dans
l’Evangile,
elle ne peut
pas connaître l’épuisement !
Celle qui tombe épuisée le fait parce
qu’elle croit un Evangile déformé
(qui alors n’en est plus un !)
ou bien parce qu’elle a
oublié l’essence
de
l’Evangile
et a ainsi été
détournée de la bonne voie.
Cela étant, on peut dire que la meilleure
chose qui puisse arriver à une telle
personne est de tomber épuisée
sur le bord du chemin
de la vie. Si ce en quoi
elle croit n’est pas
la vérité,
alors
il vaut mieux
qu’elle se rende
compte au plus vite
que l’objet de sa foi est
incapable de lui procurer
la vie et la santé
spirituelles.
Si l’on
étudie le ministère
de Jésus, il est important
de constater que, s’il enseignait la vérité,
Il n’hésitait jamais à attaquer l’erreur
à chaque occasion qui se présentait.
Comme ils en mouraient, Il est
venu pour délivrer les gens
de ce en quoi ils
avaient
cru.
Très tôt
dans Son ministère,
Jésus annonça ce qu’il
était venu faire sur cette terre :
« L’Esprit du Seigneur est sur moi,
Parce qu’il m’a oint pour annoncer une
bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a
envoyé pour guérir ceux qui
ont le cœur brisé, Pour
proclamer
aux
captifs la
délivrance, Et aux
aveugles le recouvrement
de la vue, Pour renvoyer libres les
opprimés, Pour publier une
année de grâce du
Seigneur. »
Lc 4:18-19
Ces
déclarations
sont généralement
inteprétées comme signifiant
qu’il est venu pour délivrer l’humanité
des résultats de la chute, du péché, de la maladie
et de l’asservissement aux puissances
des ténèbres. Son ministère
a mis en œuvre ces
déclarations;
Sa mort,
Sa
résurrection
et Son ascension
ont brisé la puissance
de tout ce qui asservissait l’humanité.
On ne tient pas compte du fait qu’en
mettant à exécution cette
proclamation, Il avait
également
l’intention
de
délivrer
les gens d’un certain
système de croyance… En vérité
Jésus livra une guerre constante contre
le système de croyance auquel restait
attachée la secte religieuse
des pharisiens.
Il est
important
de noter que Jésus
ne mena jamais de campagne
contre les prostituées, ni contre les voleurs,
les ivrognes ou les collecteurs d’impôts
En fait, Il en fit même parfois
Ses amis. Son ministère
tout entier
fut
une croisade
contre l’enseignement
des pharisiens.Qu’était donc
ce système de croyance pour provoquer
les paroles les plus fortes et les plus
coléreuses de Jésus ? Les
pharisiens
exhortaient
les gens à se faire
agréer par Dieu grâce à leurs
bonnes œuvres. C’est ce message-là qui est
au cœur de toute religion et qui laisse les
gens épuisés par leurs efforts
à se faire accepter
de Dieu.

Le
Petit Robert
définit
ainsi le mot religion :
« de religio, attention scrupuleuse,
vénération ; de relegere, recueillir, ramasser ;
ou de religare, relier. Ensemble d’actes
rituels liés à la conception d’un
domaine sacré distinct
du profane,
et
destinés
à mettre l’âme
humaine en rapport
avec Dieu. Reconnaissance
par l’homme d’un pouvoir ou d’un
principe supérieur duquel dépend sa
destinée et à qui obéissance et respect
sont dus. Attitude intellectuelle
et morale qui résulte de
cette croyance,
en
conformité
avec un modèle
social, et qui peut constituer
une règle de vie. »La religion consiste
à se plier aux règles qui gouvernent la conduite,
les rites et les formules au travers desquels
on s’approche de Dieu. Elle demande
au fidèle l’exercice de sa volonté
pour arriver à une obéissance
totale à ses préceptes
. La raison pour
laquelle
on
se plie à ces
règles et à ces rites
est que l’on veut plaire à Dieu,
pour être agréé par lui.La religion
commença au jardin d’Eden, à la chute
de l’homme. Le premier geste de l’homme
déchu fut de fuir la présence de Dieu
et de se cacher au milieu des
arbres du jardin. A partir
de cet instant, l’homme
qui n’est pas en Christ
a peur de Dieu.
Il
l'exprime
dans l’athéisme,
qui est en fait l’espoir qu’il
n’existe pas, et dans le matérialisme,
qui consiste à se cacher de lui parmi
les choses matérielles de la
vie dans l’espoir
qu’il s’en
ira !
La religion
est l’expression
suprême de cette même
peur. Elle voit Dieu comme étant
en colère contre l’humanité et elle recherche
des moyens de L’apaiser et de retenir
Son attention. Toute religion
est en fait le résultat
des spéculations
de l’esprit
déchu
de
l’homme.
Ce dernier recherche
la signification de la vie,
ses origines et son but et, selon
chaque religion qu’il s’invente, ce que
doit être le caractère de la divinité,
et ce que l’on doit faire pour
se voir accepté
d’elle.
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