Nous
vivons une
époque de famine
spirituelle. La nourriture
spirituelle n’est pas toujours disponible
là où nous pensons en trouver. Ceux
qui ont faim spirituellement
sont obligés d’aller
chercher ce
dont
ils ont
besoin, là où
ils le peuvent.La plupart
d’entre eux n’ont, au commencement,
aucune connaissance des Ecritures. Ils n’ont
qu’un désir brûlant de connaître Dieu.
Ils sont tout étonnés de voir ce qui
poussedans les « pâturages »
des librairies chrétiennes,
ainsi que l’interminable
provision
de
« concombres »
que l’on peut trouve
r sur les « montagnes » des
émissions de radios et télévisions
chrétiennes.A la recherche de nourriture
spirituelle, ils n’étudient pas, ou si peu,
ce qui est dit ou la façon dont les
Ecritures sont interprétées.
Pour peu que l’orateur ou
l’écrivain cite le nom
de Jésus ou utilise
la Bible
comme
base
de référence,
son message est
accepté.Personne ne
remarque que, bien souvent,
les orateurs se contredisent entre eux !
Comme au temps de la famine, on
saisit tout ce qui ressemble
à de la nourriture
spirituelle.
Si
l’orateur
est né de nouveau
et rempli de l’Esprit, alors
tout ce qu’il dit doit forcément
être bien. Si le livre se vend dans
une librairie chrétienne, alors il doit
être de Dieu ! Beaucoup de prédicateurs
trouvent l’étude de la Bible difficile,
et ont parfois bien du mal à
préparer une prédication
contenant
de la
nourriture
spirituelle. Ils sont
constamment à la recherche
de tout ce qu’ils peuvent trouver
pour satisfaire au besoin de nourriture
de leurs fidèles. Le dimanche, ils arrivent avec leur
message, et c’est exactement comme
s’ils leur apportaient une
brassée
de
coloquintes !
Les auditeurs ne
remarquent pas que les
paroles prononcées vont leur nuire.
Pourquoi le feraient-ils ? Le pasteur a toute
leur confiance et ils présument,
à juste titre, qu’il va appliquer
à lui-même ce qu’il
enseigne.
Qu’est
ce qui transforme
la pratique de la foi en
une telle lutte alors qu’elle
devrait être la porte ouverte sur
le repos éternel de Dieu ? Pourquoi notre
consécration si enthousiaste du début
s’est-elle refroidie au point que nous
soyons si fatigués ? Pourquoi tant
de croyants se sont-ils lassés
de lire leur Bible ?
Pourquoi
nos grandes
déclarations de victoire
nous font-elles défaut au moment
où nous en avons le plus grand besoin ?
Les croyants s’effondrent et abandonnent
, épuisés à cause de la nourriture spirituelle
qu’ils ont mangée. La mort est
dans le pot !C’est un fait
incontestable
que la
bonne nouvelle
de Jésus-Christ n’épuise
pas et ne peut pas épuiser
spirituellement la personne qui croit
. L’Evangile est appelé «… toutes les paroles
de cette vie » (Actes 5:20),
«… les paroles de la vie éternelle »
(Jean 6:68)
qui
nous assurent
que nous sommes
«… passés de la mort à la vie »
(1 Jean 3:14).
Il nous
apporte « … la
paix de Dieu, qui
surpasse toute intelligence »
(Philippiens 4:7),
«… une
joie ineffable
et glorieuse » (1 Pierre 1:8)
et nous donne « l’amour de Dieu … répandu
dans nos cœurs par le Saint-Esprit»
(Romains 5:5).
Ce ne sont
pas là,
assurément,
des expressions
qui conviennent pour
décrire une personne
effondrée, cynique,
faible et
épuisée.
°°°
extrait
du livre de Malcolm Smith
L’épuisement
spirituel
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