Qui
nous fera
voir le bonheur?
N'y a-t-il pas, finalement,
quelque chose de pathétique
dans cette interrogation? Elle rappelle
l'universelle inquiétude des hommes,
leur angoisse existentielle
. N'y aurait-il
personne
qui
puisse
nous enseigner
le chemin du bonheur,
nous conduire à sa source?
Si David pose la question, c'est
qu'il se fait l'interprète de sa génération
atteinte, elle aussi, du mal de vivre;
comme toutes les générations
l'ont été et le sont encore,
à des degrés plus
ou moins
forts
La
quête du
bonheur apparaît
pour beaucoup le but
de la vie. Avoir la santé,
avoir des amis, un bon statut
social, un bon conjoint. Faire , réaliser ,
accomplir , (des exploits ,
de préférence!)
Celui qui
pense
ainsi risque
d'être malheureux...
si le bonheur n'est ni
une question "d'avoir", ni
de faire mais "d'être".
On "est" heureux.
ça ne s'achète
pas,

ni ne
s'obtient
par nos amis(es),
notre conjoint, le pouvoir
ou le prestige. C'est un "état d'être"
vers lequel on tend.
Être,n'est pas
si facile
Comment
y arriver ?
"Être ou ne pas être"
, là est la question ! Quel
est le problème avec "l'être"?
Quel obstacles peut en
bloquer l'accès ?
Il me semble
qu'un
premier
obstacle qui
se dresse sur le
chemin du bonheur
ec'est celui de l'orgueil et
des présomptions. L'orgueil c'est
de se croire assez , sage ou
mature pour parvenir
au bonheur par
soi-même.
La
présomption
c'est de faire des
suppositions sans fondement
réel pour y arriver, comme par exemple
"d'avoir" tel job, de fréquenter telle personne,
d'atteindre tel statut... orgueil de se croire
capable... présomption
de savoir comment
l'obtenir
Salomon,
l'a reconnu dans
son livre, l'Ecclésiaste,
Après avoir recherché son bonheur
au travers des plaisirs et des jouissances
que
la vie pouvait lui offrir - et, en tant que roi,
il avoue ne s'être privé de rien sous
le soleil - après avoir réalisés de
grands projets
il en vint à connaître
le
désespoir, tant sa
désillusion
était
grande.
Georges
Steiner, dans son livre
: "la culture contre l'homme",
montre comment l'homme moderne
est devenu inconscient et aveugle. Orgueilleux
de sa culture occidentale, il ne se rend
pas compte de sa folie et de son
caractère suicidaire.
Pour cet
auteur
contemporain,
le glas a sonné pour
l'occident. "Notre culture,
écrit-il, est une culture morte.
Poussée toujours plus vers l'érudition,
rendue capable, grâce aux ordinateurs
, de tout connaître et de tout
emmagasiner,
notre culture
est
devenue
morte à la véritable
vie des hommes; elle est
morte à leurs besoins les plus
immédiats; elle est morte, puisqu'elle
est incapable de les aider
à résoudre leurs
problèmes."
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