« Vous
avez été libérés
du péché, vous êtes
devenus les esclaves
de la justice. »
Ro 6,18
Dans
l’Antiquité,
l’esclavage faisait
partie de la réalité quotidienne
des gens. Il y avait les hommes libres et
les esclaves, les femmes appartenant
toujours à leur père ou à leur mari.
Très occasionnellement,
des esclaves étaient
affranchis,
ou des
femmes à
l’aise devenues
veuves s’affranchissaient
de la tutelle masculine. Même
les hommes libres devaient servir
l’empereur. Pour Paul, la «libération» constitue
ainsi un changement de maître. Le Christ nous libère
de Satan, mais nous appartenons alors au Christ.
Nous sommes libérés du péché… mais pour devenir
les esclaves de la justice! Il n’y a rien de honteux
à être un serviteur – c’est la condition
humaine, car nous ne sommes
pas des dieux immortels –
ce qui compte,
c’est
d’appartenir
au bon maître qui
nous protège et nous permet de nous
épanouir : à Christ plutôt qu’à Satan, à la justice
plutôt qu’au péché, à l’esprit plutôt qu’à la chair. La
voilà, la vraie liberté. L’autre n’est qu’une illusion
de liberté, qui nous détruit sournoisement,
car elle est en fait un esclavage
aux forces du
mal.
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