Depuis
plusieurs années,
l’Église présente la religion
comme on présente un produit de
consommation, en utilisant l’approche produit
du marketing marchand. Il s’agit, selon moi,
d’une erreur stratégique fondamentale :
l’Église n’a pas à se vendre,
mais elle doit vendre
son produit central.
On ne vend
donc
pas la foi
comme on vend
une brosse à
dents.
L’Église
serait donc
une entreprise… ?
Absolument ! Mais qui manque
de clarté dans sa vision, sa mission et ses
produits. Sa stratégie d’entreprise est trop liée
à sa propre marque, la vendant comme
son produit central.
Aujourd’hui,
l’Église
défend
davantage son
entreprise que Dieu,
Son packaging (rites, forme de piété,
ambiance hiérarchie)
devient le mode
de consommation
incontournable.
En cela,
l’institution
s’est substituée à la figure divine :
vous n’êtes pas croyant, mais catholique
(ou évangélique, ou autre chose ...) avant tout.
Voyez la hiérarchisation existante,
tout est centralisé , un peu
à la manière
d’une
holding
internationale.
C’est une organisation
qui légifère et qui entrave
souvent la relation directe
du croyant avec
Dieu…
On
parle donc
de mode de
consommation et
de religion…
C’est bien
le risque. L’Église,
comme toute autre religion,
qui se vend plus elle-même plutôt
que de rendre accessible la spiritualité,
prend la place de Dieu. Si on n’y
parle pas directement de
marketing marchand,
les méthodes
sont
étrangement
ressemblantes :
la religion, pour garder
son leadership, va multiplier
les modes de consommation : le
glissement presque inévitable
sera de proposer des produits
d’appels, attractifs,
populistes,
voire
contraignants,
afin de valoriser
l’institution au détriment de la
consommation du produit central, c’est-à-dire
la foi. Mais les choses sont peut-être
en train de changer, et
contraindront
les
religions
au changement :
le citoyen cherche à
s’écarter de l’institution pour
être plus proche d’un Dieu qu’il
revendique être le sien avant d’être
celui de l’institution. Le produit réclamé
n’est plus l’Église, mais la foi, Dieu, Jésus.
N’oublions pas que la valeur d’un produit
est donné par celui qui le consomme
et non par celui qui le vend. Un
produit est « bon », que
s’il est consommé et
améliore votre
vie
Il en est de même
pour la religion : ce n’est
pas elle qui change intérieurement
l’être humain, mais ce qui vient d’en haut.
Si une religion n’est pas la résultante
du « bon produit d’en haut »,
elle n’a de légitimité
que pour
elle
même
de fait, on la
rejettera et toute
la spiritualité
avec...
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