Figure
des années 80
avec le groupe Taxi Girl,
Daniel Darc
accepte aujourd’hui sereinement
cette référence ancienne
à laquelle
on le renvoie invariablement.
Signe de sa
renaissance actuelle,
cette étiquette ressassée
ne lui fait plus peur.
Il est désormais passé à autre chose.
Et c’est vrai que le chemin
fut ardu à parcourir.
Combien d’errances
n’a-t-il pas pratiquées ?
La drogue, l’alcool,
l’abandon de soi jusqu’à
la déchéance physique,
l’expérience carcérale,
l’existence à même la rue
auprès des plus démunis.
Le profil du poète maudit.
Il sait que cette image d’écorché vif
le poursuit et lui colle à la peau.
D’ailleurs,
il est intarissable sur le sujet,
comme peuvent l’être ceux qui,
sur le fil du rasoir,
ont testé leurs propres limites.
Il avoue avoir connu
cette sensation terrible
de ne jamais toucher le fond,
qui sans cesse se dérobait.
Avec force lucidité,
Daniel Darc sait qu’il revient de loin
« Sans Dieu, je serais mort,
confie-t-il. Il m’aide à me fréquenter,
à me supporter. »
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