Et Christ
n’est pas déçu, car
Il n’attend pas le témoignage de l’homme
(Il n’attend pas de voir ce qui sort de l’homme, ses résultats)
pour connaître sa valeur. Christ ne croit pas , n’a
jamais cru dans l’homme pour réussir
à atteindre l’état d’homme fait
et accompli. Il n’a jamais
escompté que
l’homme
réussisse à marcher
dans la sainteté. Il sait ce qui
est dans l’homme. Et Il a besoin que l’homme
connaisse lui aussi ce qui est dans l’Homme,
afin que puisse naître une confiance
nouvelle et totale en Lui, afin
que cet immense capital
confiance que
l’homme
déploie en
lui-même soit transféré
sur Lui, sur Christ. Pour que s’établisse
cette comme-union dans laquelle le nouvel homme
est revêtu grâce au fait que l’ancien s’est vu
dépouiller au travers de l’expérimentation
de la déception de nous-mêmes.
Pierre devait VOIR la nature
réelle de son zèle et de
son amour
pour
Jésus, afin que
sa confiance en lui-même puisse
être décrédibilisée, profanée à ses
propres yeux, et soit ainsi abandonnée
au profit d’une nouvelle dépendance de Christ.
Mais avant ce moment de vérité fatidique
, quelle autre voie aurait-il pu suivre ?
Aurait-il pu emprunter un
autre chemin, plus
parfait ?
Aurait-il pu
suivre son maître par
un moyen ou par un autre,
continuer de marcher sur l’eau avec lui ? Non.
L’échec de Pierre était malheureusement
indispensable. L’expérience
des limites de Pierre
était
indispensable.
Et ce chemin qui est le nôtre
aussi s’appelle le brisement. Qu’il soit compris
comme UNE grande expérience fondatrice,
ou dans une multitude de fragmentations
, peu importe : le processus
du brisement est
inhérent
à la découverte
de Dieu et à la compréhension
de Son amour. Le brisement est la porte
étroite par laquelle l’intelligence ne peut entrer
, et derrière laquelle elle doit patienter tandis
que nous entrons dans une nouvelle
révélation de l’Eternel
. C’est le lieu
de la sainteté
où l’homme ne peut
se tenir avec ses sandales naturelles.
La Parole de Dieu nous avertit que c’est un
malheur pour l’homme de mettre sa
confiance dans l’homme
C’est un malheur
que l’homme
compte
sur lui-même
pour travailler à son propre
salut, pour affronter ses ennemis,
pour surmonter ses difficultés, pour triompher
de ses épreuves extérieures et intérieures …
et surtout pour servir
son Dieu.
Le travail de l’Esprit
, le ministère de l’Esprit, consiste
à nous amener dans cette forme de mort
à nous-mêmes (à l’homme) pour nous amener à une nouvelle
naissance en Christ, une transition du vieil homme qui se
corrompt systématiquement en toutes
choses, même dans les choses
religieuses, pour revêtir
le nouvel homme,
recréé en justice
et sainteté
Et pour
que ce chemin
devienne lumineux, soit éclairé
par l’étoile du matin, il est nécessaire que pâlisse
l’éclat de notre propre lumière, de notre propre justice,
de notre propre sainteté Le Saint-Esprit
nous a été donné pour que Christ
nous apparaisse dans tout
son rôle salvateur
et dans toute
la légitimité
de sa
seigneurie
Lui qui est la vraie lumière
c’est pourquoi il est permis que
nous connaissions, parfois, les chemins
obscurs de l’échec, et que nous constations
notre incapacité à suivre Jésus et à être dignes de Lui.
La découverte de notre insuffisance est absolument
nécessaire pour que l’étoile du matin
devienne notre espérance
de plein
salut.
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