De son enquête
menée
pour écrire
« Se libérer des dépendances »,
Pascale Senk a retenu cinq caractéristiques communes
à tous les dépendants, liées
les unes aux autres.
Des difficultés à se lier
Dans tous les problèmes
de dépendance, on retrouve une
« pathologie du lien »,
lien qui ne s’est pas établi
de manière satisfaisante dans l’enfance.
Les dépendants sont soit dans le trop (la fusion),
soit dans le pas assez (l’isolement).
Ce qui entraîne le besoin d’une rencontre « béquille »,
avec un objet ou
un produit.
-
Une identité floue
Ce critère de vulnérabilité
est lié au premier :
ne sachant établir de frontières justes
avec les autres, les dépendants ne savent pas
se définir eux-mêmes.
Ils sont dans un « flou identitaire »
et ont des difficultés à structurer
leur personnalité.
-
Des émotions ingérables
Ce flou des frontières du moi
provoque une « maladie des émotions » :
si je ne sais pas qui je suis,
je ne peux pas identifier mes émotions.
Ce que je prends pour de la colère,
c’est de la tristesse et vice-versa.
Les produits compensent cette vie
émotionnelle
chaotique.
-
Des troubles de la communication
De tous ces troubles
ressort une « difficulté à communiquer »,
une mise en acte par le corps :
alcool, défonce, crises de boulimie,
shopping compulsif…
-
L’incapacité à l’intériorisation
Incapables de se sentir bien
par dans leur monde intérieur, les dépendants
ont recours à des substituts extérieurs.
Cette pathologie est bien la maladie
de notre société de consommation
qui incite à trouver hors de soi les moyens
de se sentir bien.
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