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2010-02-11T08:31:00+01:00

Cène

Publié par sulamite -


 

 

Comment faire

de ces repas des moments forts

pour la vie spirituelle

des participants ?


Il me semble essentiel

que ceux qui président ce moment

s'y préparent et ne se laissent pas

gagner par la facilité de la répétition

de quelques paroles.

Tout en sachant qu'il peut y avoir

des cènes bien préparées

où il ne se passe rien et d'autres

préparées dans la superficialité

où il se passe quelque chose de fort.

Les personnes qui président la cène

sont toujours liées à l’action de Dieu

qui peut utiliser ce moment

d'une manière ou

d'une autre.


Ce qui est important,

c’est que celui qui préside réfléchisse

à la manière de communiquer

quelque chose de pertinent

à la communauté.

Il y a aussi un enseignement à dispenser

pour amener chaque chrétien

à prendre conscience

que ce n’est pas un événement banal.

C’est un repas où le Seigneur

nous accueille personnellement,

où le Seigneur nous reçoit à sa table

au travers du pain et du

vin partagés.





:« A ne pas prendre

la cène au sérieux, on se prive de bénédictions »...

De quelles bénédictions

se prive-t-on ?
Si la cène

me permet de faire un examen

de ma relation avec Dieu,

c’est déjà une première

bénédiction !



Les cènes se déroulent très vite !

A-t-on vraiment le temps de se dire :

où est-ce que j’en suis dans

ma relation à Dieu ?
Si nous étions

pleinement conscients de ce que ce repas signifie

et peut nous apporter,

nous pourrions l'inscrire dans le registre du désir.

Lorsqu'on aborde un repas en ayant faim

, on l'apprécie autrement que si l'on est déjà rassasié !

Si nous pouvions aborder la cène en disant :

« Mon âme a faim et soif de toi »,

peut-être que nous pourrions alors vivre

un réel temps de communion.

Avant de prendre la cène je demande

toujours au Seigneur de me montrer

ce qu'il veut m'y faire

découvrir.



Imaginez-vous

que le Christ est là en face de vous

et que lui-même vous accueille à sa table

et vous offre le repas ?
Ça peut être un

des éléments !



Dans ces circonstances

incite-t-on suffisamment les membres

de nos Eglises à visualiser et à imaginer

ce qui est en train

de se passer ?
C’est tout le travail

de l’imaginaire pour rendre présent

le texte de l’Evangile et le vivre comme si nous étions

participants à cette rencontre ou à cet événement.

Cela peut nous aider,

même si cet effort d’imagination n’est peut-être

pas possible pour tous.

A mon sens, le président

peut poser une question simple à laquelle

les personnes présentes

vont réfléchir.



Et quelle serait cette question ?
Au travers

du repas du Seigneur

, on peut mettre de nombreux thèmes en avant :

les différentes significations de la croix,

le Christ qui nous offre

une communion renouvelée au travers du pain

et du vin, la cène comme message d’espérance

dans l’attente du Royaume...

En lien avec ce dernier thème,

la question que l’on adresse à la

communauté pourrait être :

en quoi cette cène

vous donne-t-elle un avant-goût du festin

des noces de l’Agneau et

donc est-elle source

d’espérance



« La cène est un chemin de guérison ».

En quoi ?
Lorsque nous

nous approchons de la cène,

nous pourrions simplement nous poser

la question de savoir ce que nous sommes invités

à déposer au pied de la croix.

Peut-être peu de chose

parce que notre semaine s'est passée

sans tensions excessives, sans dérapages manifestes.

Notre plus grand péché ne serait-il pas

de mépriser si souvent ce chemin de communion

et d'intimité que le Seigneur nous

propose ?
Si nous pouvons goûter

personnellement le pardon de Dieu,

nous sommes aussi invités à l'expérimenter

de manière communautaire. Je reste étonné face

à des communautés où il y a manifestement

des conflits entre des groupes de personnes

et où on participe

au repas du Seigneur comme si de rien n’était.

Ce n’est pas normal !

On doit faire nôtre la parole du Christ :

« Si donc, au moment de présenter

ton offrande devant l’autel,

tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,

laisse là ton offrande devant l’autel,

et va d’abord te réconcilier avec ton frère ;

puis tu reviendras présenter ton offrande »

Mt 5. 23-24



Que se passe-t-il

si la cène est prise en gommant

les conflits ?
On perd une dimension importante :

celle de l’unité au sein de la communauté.

Quand l’apôtre Paul

fait ses remarques dans sa première épître

aux Corinthiens au chapitre 11,

il le fait parce que la communauté

corinthienne devrait vivre l’unité et vit la division.

Et la cène devient facteur de division...

Comme il le dit : certains sont ivres et d’autres ont faim !

Si cette unité n’existe pas dans notre Eglise,

interrogeons-nous sur les raisons de

cette désunion !



N’a-t-on pas peur souvent

de semer le désordre dans le cadre d’un culte

et de souligner qu’au sein de notre communauté

il y a passablement

de tensions ?
Tout dépend de chaque communauté !

Si vous vous trouvez

dans une communauté très conflictuelle,

ce n’est peut-être pas la cène qui permettra

de laver votre linge sale.

Là, il faut être prudent !
Dans le repas de la cène, il y a un appel

à être conséquent dans la manière

dont nous vivons notre relation verticale

avec le Seigneur et notre relation horizontale

avec les frères et soeurs

. On ne peut pas dire que l’on aime Dieu

si on n’aime pas son frère.

Si dans la communauté il y a des tensions

entre plusieurs personnes,

à mon sens c’est anormal que l’on fasse comme si de rien n’était !

Pour avoir vécu des moments de réconciliation

autour de la cène, je dois reconnaître que ces cènes-là

font partie de celles qui ont été

marquantes dans ma vie.

Dans des circonstances difficiles,

quelqu’un a eu le courage d’aller vers un frère

ou une soeur pour lui demander publiquement pardon.

Après cela, il est évident que le partage

du pain et du vin constitue un moment

qui unit la communauté d’une manière

surnaturelle.



De temps en temps

ne vaudrait-il pas la peine de vivre un culte

uniquement autour de

la cène ?
Cent pour-cent d’accord...

Il faut avoir la volonté de vivre cela

et de le mettre en route !

Si on prend le temps de réaliser

ce que l’on est en train de vivre, ce pourrait être un culte

qui nous transforme et nous guérisse !

Bien souvent le danger de la cène,

c’est qu’on la prend dans la verticalité :

« Je suis devant le Seigneur.

Je vais prendre le pain et le vin.

Je vais faire une mise au point,

afin de redécouvrir un aspect de ma relation à Dieu. »

Et j’oublie qu’à côté de moi

il y a un frère ou une soeur qui va

partager le même repas.

L’horizontalité est aussi extrêmement importante.

On devrait pouvoir se quitter

lorsqu’on a pris la cène avec un regard différent

sur le frère ou la soeur qui est

à côté de nous.

°°°

 


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