Il était
une fois, sur la
côte de l'actuel Liban,
un port nommé Guébal
mais que les grecs
appelaient
Byblos.
de la fin du
2ème millénaire av. JC,
les Phéniciens, peuple de commerçants
et de marins, y prospèrent. De nombreux
produits transitent par Byblos
et sont transportés
jusqu'aux
confins
de la Grande Mer.
Parmi ceux-ci, le précieux
papyrus, une spécialité égyptienne
. Avec la tige de cette plante des
marais des bords du Nil,
les Égyptiens
confectionnaient
des feuilles servant de support
pour l’écriture, dès la fin du 4ème millénaire.
Notre mot français ‘papier’ vient d’ailleurs
du mot ‘papyrus’, alors même que le
procédé de fabrication du papier
vient de Chine !
Des siècles
durant, le papyrus
d'Égypte transita par Byblos,
en particulier vers la Grèce. Les Grecs
appelèrent donc ces feuilles de
papyrus du byblos.
C'est-à-dire “le produit
venant de
Byblos”.
pouvaient être
utilisées séparément ou
assemblées en longues bandes
formant un rouleau, unvolumen
en latin. Au début de l'ère chrétienne,
on commença à relier ces feuilles en cahiers,
pour former un livre qu'on nomma codex.
Mais rouleau ou cahier, volumenou
codex, les Grecs appelèrent un
ouvrage fait de feuilles
de papyrus,
un biblos
ou un
biblion.
Ainsi dans la
version grecque du
Premier Testament les mots
bibloset bibliontraduisent l’hébreu
SéPhèR. (= livre, registre, lettre…).
Et les auteurs du N T
utilisent ces mots
pour désigner
leurs œuvres
ou
d’autres
écrits :Mat 1,1 ;
Mc 12,26 ; Lc 4,17.20 ;Jn 20,30 ; 21,25 ;
Apocalypse 3,5 ; 22,18-21
Tous ignorent bien entendu
que leur livre se
trouvera un jour
dans une
collection
nommée
“la Bible”.
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