Ce texte
a été écrit en l'an 1603
par un dominicain italien
à l'époque où Allemands et protestants
avaient mauvaise presse
en Italie...
L'auteur,
Tommaso Campanella
passera bien des années
en prison.
Tout y est déjà :
l'actualisation,
la polémique, l'humour,
la prédication
condensée.
Un pauvre homme,
allant de Rome à Ostie
fut dépouillé et blessé
par des larrons.
Quelques moines dévôts
le virent,
mais ils l'évitèrent
en lisant leur bréviaire.
Un évêque passa,
sans le regarder,
ne lui donna que
signes de croix et bénédictions.
Un cardinal,
feignant de bons sentiments,
suivit les voleurs,
avide de leur
butin.
Enfin arriva
un luthérien allemand,
de ceux qui nient les oeuvres
et proclament
(la primauté de) la foi.
Il l'accueillit, le vêtit,
le soigna.
Qui mérite le plus ?
Qui est le plus humain ?
Donc à la volonté cède
l'intelligence,
aux oeuvres cède la foi,
aux actes la parole.
Nul ne sait
si ce qu'on croit est bon
et véridique
mais à chacun
est clair le vrai bien
que tu fais.
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