La beauté
n’est pas réduite
seulement
au sens
elle est le juste agencement
des parties en harmonie
avec le Transcendant.
La beauté est fille du vrai,
elle exprime parfaitement ce qu’elle est,
elle se façonne de l’intérieur
pour s’épanouir sur
l’extérieur.
Elle purifie le cœur
en ne conduisant pas au sensible
mais au sublime.
La beauté
recherche
l’unité symphonique
de l’être à travers la multiplicité
des éléments.
Elle se fonde sur
l’harmonie et non
pas sur l’esthétique,
sur l’universalité et non pas
sur le phénomène,
sur le simple
et non pas sur le merveilleux,
sur l’immuable
et non pas sur la facticité
de l’éphémère.
La beauté n’est pas
belle un temps ou d’un côté,
elle est globale,
universelle, immortelle, spirituelle.
Elle n’affirme pas
mais elle suscite un état de grâce
dans le cœur de celui
qui s’ouvre pour l’accueillir.
Elle jaillit d’une expression libre,
car la beauté précède
la forme.
Elle n’a pas besoin de preuve,
elle est une évidence,
elle recherche l’unité à travers
la diversité.
La véritable beauté conduit à l’ascèse
qui suscite un désir de purification,
d’humilité, de simplicité
dans Celui qui
l’engendre.
La beauté se grave dans le cœur
en purifiant les gestes,
les regards
jusqu’à y laisser l’empreinte
personnifiée de la Vie
qui habite alors le mouvement,
le rendant
radieux
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