La
géographie
est elle aussi
un guide utile à notre
compréhension des origines de l’homme.
Les Égyptiens nommaient kémit la terre sur
laquelle ils vivaient, ce qui dans leur langue signifie
« terre noire ». Ce nom correspond parfaitement
aux rives du Nil sur lesquelles s’est développée
leur civilisation, terres riches en déchets
végétaux arrachés aux montagnes
africaines par les crues du fleuve
. La couleur sombre de
ces terres
fertiles
contrastait fortement
avec l’aridité des déserts qui
les entouraient. En particulier, les Égyptiens
donnaient le nom de doshrit aux déserts
de couleur fauve dans lesquels
vivaient les Hébreux,
ce qui dans leur
langue signifie
« terre rouge ».
C’est bien
ainsi
que les Hébreux,
eux aussi, désignaient
leur terre : adamah, terre rouge.
Dieu procède par sélection et transformation
pour faire évoluer son oeuvre jusqu’à son terme.
Le rougeoiement de la matière
est signe et critère de son
évolution spirituelle.
La tradition juive
a coutume de
jalonner
cette évolution
par les trois noms
qui en marquent la montée :
Adam, David, le Messie, dont les trois initiales
aleph, dalet, mem, forment précisément
cette racine verbale ADaM, « rougeoyer ».
Le Messie, qui en est le terme,
est sans doute
beaucoup
mieux
caractérisé par la
lumière divine, lumière totale
et accomplie, que par le rougeoiement,
au bas du spectre des couleurs, de la première
lueur des origines. Mais Adam, “ le rougeâtre ” porte bien
le nom qui convient à ce départ vers la lumière.
Quant à David, au centre de la course,
il fut lui aussi sélectionné par le Ciel,
choisi par Dieu selon un critère
de même signe, lorsque,
sur la demande
de Samuel,
prophète de Yhwh,
on l’envoya chercher pour
recevoir l’onction. Il était, nous dit
l’Écriture, il était roux…
1Samuel
6, 12
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