un excellent type de Jésus
à divers égards,
Quant à sa personne et à ses qualités.
Moïse est appelé
par excellence
le serviteur du Seigneur
Nom. 12 : 7 Jos. 1: 2
Jésus est aussi, appelé de ce nom ;
car, quoique Seigneur et Maître,
il a bien voulu prendre
la. forme de serviteur
pour exécuter la volonté
de son Père
Phil 2 ; 7
L'un et l'autre sont appelés
Elus de Dieu,
Moïse,
Ps. 106 : 23
et Jésus,
Es. 42 ; 1
Lc 9 : 35
Il est dit de Moïse qu'il
était divinement beau
Act. 7 : 20
et de Jésus, sous le type de Salomon,
qu »il est plus beau qu'aucun des fils
des hommes, et que la grâce
est répandue sur ses lèvres
Ps.45 : 3
Cette beauté est une marque
de la beauté spirituelle et morale
que l'un et l'autre possédaient
L'un et l'autre sont appelés fïdèles
sur la maison de Dieu,
avec cette différence, il est vrai,
que Moïse l'a été comme serviteur simplement
pour témoigner des choses
qui seraient faites,
mais que Christ l'est sur sa propre maison
comme fils
Heb. 3 ; 6, etc.
Il est dit de Moïse, que c'était le plus débonnaire
de tous les hommes
Nom. 12 : . 3
;et Jésus se propose lui-même pour exemple
de débonnaireté,
quand il dit :
Apprenez de moi que Je suis débonnaire
et humble de cœur
Matt. 11: 29
Cependant cette douceur
n'empêchait pas que l'un et l'autre
étaient fort sensibles
au mépris qu'on faisait du Seigneur
et des choses saintes.
C'est ce qui fait que Moïse,
apprenant l'idolâtrie des Juifs,
s'enflamme de colere contre eux,
rompt les tables de la Loi,
brûle le veau qu'ils avaient fait,
en fait boire la poudre
Ex 32 : 19,
pousse Jésus à faire un fouet de cordes,
pour chasser ceux qui abusaient
du temple par leur trafic,
et à renverser les tables
Jean 2 : 14, etc.
Dans ce qui lui est arrivé,
et dans ce qu'il a fait ou souffert
Moïse n'est pas plutôt né,
qu'il se voit en danger de mort
par l'édit de Pharaon.
Jésus n'est pas plutôt venu au monde,
qu'Hérode le cherche
pour le faire mourir ;
mais l'un et l'autre échappent
à la mort
à délivrer son peuple,
quitte volontairement les avantages
qu'il pouvait avoir dans la maison
de Pharaon, aimant mieux être affligé
avec le peuple de Dieu,
que de jouir des délices du péché
Héb. 11: 24
Jésus quitte pour un temps la gloire
qu'il avait eue de tout éternité,
descend sur la terre,
aimant mieux être affligé ici-bas
pour délivrer
le peuple de Dieu.
la manne et les cailles pour nourrir
plusieurs milliers de personnes au désert ;
Jésus multiplie les pains
et les poissons pour nourrir ceux qui l'avaient suivi
dans le désert
Moïse
exige la justice parfaite ;
Jésus
montre où l'on peut
la trouver.
Moïse était un précepteur
rude et sévère ;
Jésus est un père, un frère
.L'un promet l'autre donne.
Le joug de l'un est pesant,
celui de l'autre doux.
Sous le premier il y a servitude,
sous le second, une sainte liberté.
La dispensation de Moïse devait finir,
et même elle ne concernait
que le peuple Juif ;
celle de Jésus
concerne toutes les nations,
et ne finira jamais.
Enfin, celle-là était pleine d'ombres,
de figures et d'obscurités,
au lieu que celle-ci a la vive image,
le corps et la vérité
des choses.
l'alliance légale et des œuvres,
Jésus l'alliance de grâce.
C'est ici sur-tout qu'il y a opposition :
Moïse et Jésus
deviennent incompatibles,
et ceux qui se tiennent à Moïse,
c'est-à-dire qui veulent être justifiés
par les œuvres de la Loi,
en vertu de cette alliance légale,
sont tels que Jésus
ne saurait agir en eux,
qu'ils sont déchus de la grâce
Gal.5 v. 4
Le ministère de Moïse est,
à cet égard,
une lettre qui tue, un ministère de mort ;
celui de Jésus est un Esprit vivifiant
2 Cor. 3 : 6, 7
Le premier est comme Agar,
qui produisait des enfans à servitude ;
le second,
comme Sara, qui les engendrait, à liberté
Gal 4: 24, etc.
Moïse parlait
comme du mont Hébal,
d'où venaient les malédictions :
Jésus se tient comme sur celui de Garizim,
d'où procédaient les bénédictions.
La voix de celui-là était tonnante,
elle renfermait tout sous la malédiction ;
mais la voix de celui-ci
nous rassure
°°
/image%2F0554638%2F201304%2Fob_3bfaef39b11098f302fba08b1971c8ac_37030251.png)
commentaires