L’office du berger
n’était pas de tout repos;
il comportait des fatigues et des dangers
et nécessitait un dur entraînement
Le jour, en effet,
il avait à subir le soleil et,
la nuit, le froid
Ge 31:40
De plus, et surtout,
il avait à compter avec des ennemis
de toutes sortes qui pouvaient
assaillir le troupeau à tout instant:
dans les gorges et dans les fourrés
se cachaient des fauves,
le loup, le chacal, la panthère,
l’ours, le lion, qui surgissaient
à l’improviste et faisaient
des ravages parmi le bétail
Ex 22:13,1 Sa 17:34,
esa 31:4, jer 5:6 12:9,
am 3:12
d’autre part,
il y. avait à se défendre
contre les pillards qui rôdaient
en quête de larcins dans les régions écartées,
et parfois même contre des hordes entières
se livrant à des razzias hardies
et soudaines
Jug 6:3,5
Divers auteurs considèrent
la houlette et le bâton du berger
Ps 23:4
comme deux synonymes désignant
«une seule et même chose,
à la fois appui pour le berger
et signal pour la brebis»
Mais le plus souvent
on les distingue comme deux objets différents,
connus encore aujourd’hui
chez les Arabes sous les noms de nabout
(rac. frapper)
et d’asseia (rac. Appuyer):
le bâton, gros et court,
à tête ronde souvent cloutée,
que le berger se pend à la ceinture
ou au poignet par une courroie,
sert à frapper l’ennemi
(hyène, serpent,
voleur, etc.);
la houlette,
perche longue et plus fine,
qu’il porte à la main comme une haute canne,
lui sert d’appui pendant ses
longues
heures
d’immobilité.
Sans doute elle peut aussi servir
à grouper ou compter les brebis
Le 27:32, Jer 33:13,
eze 20:37
à les diriger
Mic 7:14
à aider une bête à se relever,
mais guère à «houler»,
c’est-à-dire à lancer cailloux ou mottes
pour ramener l’animal qui s’écarte,
comme font nos bergers avec leur houlette
terminée par une plaque de fer.
Bâton et houlette «consolent»,
comme défense, guide
et soutien.
°°
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