Parlant de joie
l’évangéliste va jusqu’à concevoir
une joie parfaite,
la seule qui compte en fait,
un état de plénitude
qui vient du Christ
et dont le monde ne suspecte
même pas l’existence.
« Amen, amen,
je vous le dis :
vous allez pleurer et vous lamenter,
tandis que le monde se réjouira.
Vous serez dans la peine,
mais votre peine se
changera en joie. »
16, 20
« Vous aussi, maintenant,
vous êtes dans la peine,
mais je vous reverrai,
et votre cœur se réjouira ;
et votre joie,
personne ne vous
l’enlèvera. »
16, 22
Cette joie est celle du salut.
Elle prend naissance
dans l’expérience intense
d’un lien de vie indéfectible
et indestructible avec Jésus
et son Père grâce à la présence intérieure
du Paraclet,
l’Esprit de vérité
14, 19-20.23
En d’autres termes,
on pourrait comparer cette joie
à un sentiment de bonheur
et de légèreté
qui vient de la conviction profonde
d’être déjà uni au Père
dans la vie éternelle
5, 24
Les événements de ce monde-ci,
aussi pénibles soient-ils,
y compris la maladie et la mort,
ne peuvent en rien affecter
ce lien éternel avec Dieu
et son Fils.
Cette joie véritable
n’est pas de ce monde
et n’est donc pas engendrée
par les événements de ce monde.
On ne la ressent pas
en se levant le matin,
en mangeant un bon repas, ou en
gagnant à la loterie.
Elle habite le croyant
dans des « moments de grâce »,
si on me permet l’expression,
des moments d’ouverture
à l’autre monde, comme dans la prière,
la méditation
Il arrive,
en ces occasions,
que l’âme soit envahie d’une paix
et d’une joie qui ne sont pas
celles du monde, mais
de l’Esprit.
Ces expériences de foi
donnent la force d’être étrangers
dans le monde.
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