Au début
du chapitre 4,
Israël est battu par les Philistins;
mais au lieu de s’humilier devant l’Éternel,
dans une vraie contrition
et dans le jugement de soi-même
à cause de leur terrible condition,
et au lieu d’accepter leur défaite
comme le juste jugement de Dieu,
les voilà totalement insensibles
et durs de coeur.
«Et le peuple
rentra dans le camp,
et les anciens d’Israël dirent :
pourquoi l’Éternel nous a-t-il battus aujourd’hui
devant les Philistins?»
D’après ces paroles,
il est bien évident que les anciens
n’étaient pas à la place qui leur convenait.
Ils n’auraient jamais prononcé le mot «pourquoi»
s’ils avaient réalisé leur condition morale,
et n’auraient que trop su
le pourquoi de la situation.
Il y avait du péché honteux au milieu d’eux —
la conduite immorale d’Hophni et Phinées.
«Et le péché de ces jeunes hommes
fut très grand devant l’Éternel;
car les hommes méprisaient
l’offrande de l’Éternel»
2:17
Mais hélas!
Le peuple n’avait aucun sens
de sa terrible condition,
et donc aucun sens du remède.
C’est pourquoi ils disent :
«Prenons à nous, de Silo,
l’arche de l’alliance de l’Éternel,
et qu’elle vienne au milieu de nous
et nous sauve de la main
de nos ennemis».
Quelle illusion !
Quel aveuglement complet !
Il n’y a aucun jugement de soi-même,
aucune confession du déshonneur
porté sur le nom et le culte du Dieu d’Israël
; aucun regard vers l’Éternel
dans une vraie contrition
et un vrai brisement de coeur.
Il n’y a rien, si ce n’est cette vaine pensée
que l’arche les sauverait
de la main
de leurs ennemis.
«Et le peuple envoya à Silo,
et on apporta de là l’arche de l’alliance
de l’Éternel des armées,
qui siège entre les chérubins;
et les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées,
étaient là avec l’arche de l’alliance
de Dieu».
Quelle condition effrayante !
L’arche de Dieu associée
à ces hommes impies dont la méchanceté
allait attirer le juste jugement
d’un Dieu saint et juste sur
la nation tout entière.
Rien ne pouvait être plus terrible,
ni plus offensant pour Dieu
que cette tentative téméraire d’associer
Son nom et Sa vérité,
avec la méchanceté.
En toute circonstance,
le mal moral est déjà mauvais,
mais la tentative d’allier le mal moral
au nom et au service
de Celui qui est saint et véritable,
est la forme d’iniquité la plus grande
et la plus ténébreuse,
et ne peut que faire éclater
un jugement de Dieu très sévère.
Ces sacrificateurs impies,
les fils d’Éli, avaient osé souiller
les lieux mêmes du sanctuaire par
leurs abominations;
et maintenant c’étaient eux qui accompagnaient
l’arche de Dieu au champ de bataille.
Quel aveuglement et quelle dureté de coeur !
Cette expression :
«Hophni et Phinées étaient là
avec l’arche de l’alliance
de Dieu»
exprime dans sa brièveté
la terrible condition morale d’Israël.
«Et aussitôt
que l’arche de l’alliance
de l’Éternel rentra dans le camp,
tout Israël se mit à pousser de grands cris,
de sorte que la terre
en frémit».
Que ces cris étaient vains ! —
Que cette vantardise était vide de sens ! —
Que cette prétention était creuse !
Hélas, hélas !
tout cela fut suivi d’une défaite humiliante,
et il ne pouvait en être autrement.
«Et les
Philistins combattirent,
et Israël fut battu;
et ils s’enfuirent chacun à sa tente;
et la défaite fut très grande,
et il tomba d’Israël 30.000
hommes de pied.
Et l’arche de Dieu fut prise,
et les deux fils d’Éli,
Hophni et Phinées,
moururent».
Quel état de choses !
Les sacrificateurs tués;
l’arche prise; la gloire partie.
L’arche dont ils se vantaient,
et sur laquelle ils avaient fondé
leur espoir de victoire,
la voilà maintenant entre les mains
des Philistins,ces incirconcis.
Tout était fini.
Cette circonstance terrible —
l’arche de Dieu dans la maison de Dagon —
exprime l’histoire affligeante
de la ruine et de la faillite totale d’Israël.
Dieu veut de la réalité,
de la vérité et de la sainteté
chez ceux avec lesquels il daigne habiter
. «La sainteté sied à ta maison,
ô Éternel !
pour de longs jours»
Ps. 93:5
C’était un privilège
si élevé d’avoir l’Éternel
faisant sa demeure au milieu d’eux;
mais la sainteté
en était la contrepartie nécessaire.
Dieu ne pouvait associer
son nom avec le péché non jugé.
Impossible.
Cela aurait été le renversement
de sa nature,
et Dieu ne peut se renier lui-même.
Le lieu où il veut habiter
doit correspondre à sa nature
et à son caractère.
«Soyez saints,
car moi je suis saint»
1 Pierre 1:16
000
/image%2F0554638%2F201304%2Fob_3bfaef39b11098f302fba08b1971c8ac_37030251.png)
commentaires