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2009-07-28T07:03:00+02:00

La plénitude de Dieu pour des vases vides (2)

Publié par sulamite -


 

Au début

du chapitre 4,

Israël est battu par les Philistins;

mais au lieu de s’humilier devant l’Éternel,

dans une vraie contrition

et dans le jugement de soi-même

à cause de leur terrible condition,

et au lieu d’accepter leur défaite

comme le juste jugement de Dieu,

les voilà totalement insensibles

et durs de coeur.


«Et le peuple

rentra dans le camp,

et les anciens d’Israël dirent :

pourquoi l’Éternel nous a-t-il battus aujourd’hui

devant les Philistins?»


D’après ces paroles,

il est bien évident que les anciens

n’étaient pas à la place qui leur convenait.

Ils n’auraient jamais prononcé le mot «pourquoi»

s’ils avaient réalisé leur condition morale,

et n’auraient que trop su

le pourquoi de la situation.

Il y avait du péché honteux au milieu d’eux —

la conduite immorale d’Hophni et Phinées.


«Et le péché de ces jeunes hommes

fut très grand devant l’Éternel;

car les hommes méprisaient

l’offrande de l’Éternel»

2:17


Mais hélas!

Le peuple n’avait aucun sens

de sa terrible condition,

et donc aucun sens du remède.

C’est pourquoi ils disent :


«Prenons à nous, de Silo,

l’arche de l’alliance de l’Éternel,

et qu’elle vienne au milieu de nous

et nous sauve de la main

de nos ennemis».

 

Quelle illusion !

Quel aveuglement complet !

Il n’y a aucun jugement de soi-même,

aucune confession du déshonneur

porté sur le nom et le culte du Dieu d’Israël 

; aucun regard vers l’Éternel

dans une vraie contrition

et un vrai brisement de coeur.

Il n’y a rien, si ce n’est cette vaine pensée

que l’arche les sauverait

de la main

de leurs ennemis.

 

«Et le peuple envoya à Silo,

et on apporta de là l’arche de l’alliance

de l’Éternel des armées,

qui siège entre les chérubins;

et les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées,

étaient là avec l’arche de l’alliance

de Dieu».

 

Quelle condition effrayante !

L’arche de Dieu associée

à ces hommes impies dont la méchanceté

allait attirer le juste jugement

d’un Dieu saint et juste sur

la nation tout entière.

Rien ne pouvait être plus terrible,

ni plus offensant pour Dieu

que cette tentative téméraire d’associer

Son nom et Sa vérité,

avec la méchanceté.

En toute circonstance,

le mal moral est déjà mauvais,

mais la tentative d’allier le mal moral

au nom et au service

de Celui qui est saint et véritable,

est la forme d’iniquité la plus grande

et la plus ténébreuse,

et ne peut que faire éclater

un jugement de Dieu très sévère.

Ces sacrificateurs impies,

les fils d’Éli, avaient osé souiller

les lieux mêmes du sanctuaire par

leurs abominations;

et maintenant c’étaient eux qui accompagnaient

l’arche de Dieu au champ de bataille.

Quel aveuglement et quelle dureté de coeur !

Cette expression :


«Hophni et Phinées étaient là

avec l’arche de l’alliance

de Dieu»


exprime dans sa brièveté

la terrible condition morale d’Israël.


«Et aussitôt

que l’arche de l’alliance

de l’Éternel rentra dans le camp,

tout Israël se mit à pousser de grands cris,

de sorte que la terre

en frémit».


Que ces cris étaient vains ! —

Que cette vantardise était vide de sens ! —

Que cette prétention était creuse !

Hélas, hélas !

tout cela fut suivi d’une défaite humiliante,

et il ne pouvait en être autrement.


«Et les

Philistins combattirent,

et Israël fut battu;

et ils s’enfuirent chacun à sa tente;

et la défaite fut très grande,

et il tomba d’Israël 30.000

hommes de pied.

Et l’arche de Dieu fut prise,

et les deux fils d’Éli,

Hophni et Phinées,

moururent».


Quel état de choses !

Les sacrificateurs tués;

l’arche prise; la gloire partie.

L’arche dont ils se vantaient,

et sur laquelle ils avaient fondé

leur espoir de victoire,

la voilà maintenant entre les mains

des Philistins,ces incirconcis.

Tout était fini.

Cette circonstance terrible —

l’arche de Dieu dans la maison de Dagon —

exprime l’histoire affligeante

de la ruine et de la faillite totale d’Israël.

Dieu veut de la réalité,

de la vérité et de la sainteté

chez ceux avec lesquels il daigne habiter


. «La sainteté sied à ta maison,

ô Éternel !

pour de longs jours»

Ps. 93:5


C’était un privilège

si élevé d’avoir l’Éternel

faisant sa demeure au milieu d’eux;

mais la sainteté

en était la contrepartie nécessaire.

Dieu ne pouvait associer

son nom avec le péché non jugé.

Impossible.

Cela aurait été le renversement

de sa nature,

et Dieu ne peut se renier lui-même.

Le lieu où il veut habiter

doit correspondre à sa nature

et à son caractère.


«Soyez saints,

car moi je suis saint»

1 Pierre 1:16


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