Connaître Dieu,
s’approcher de lui,
c’est goûter
quelque chose de la saveur divine,
et garder
une empreinte qui fait grandir
une faim et une soif de sa présence,
de sa proximité, de lui-même.
Avoir faim de Dieu,
c’est s’approcher de lui
en désirant recevoir ce pain
qu’il nous propose
et en même temps
nous fait désirer.
La demande de la prière
du Notre Père
anticipe en quelque sorte
cette faim que connaîtront les foules
qui suivent Jésus au désert.
Une faim, un désir, qui provoquent en
quelque sorte
le miracle.
La faim de Dieu
est d’abord une œuvre d’éducation
que réalise le Seigneur :
au désert, il a formé son peuple,
en le faisant passer par un chemin
d’humilité et de faim :
« Il t'a humilié, il t'a fait
sentir la faim,
il t'a donné à manger
la manne que ni toi ni tes pères
n'aviez connue, pour te montrer que l'homme
ne vit pas seulement de pain,
mais que l'homme vit de tout ce qui sort
de la bouche du Seigneur. »
Dt 8,3
La faim est donc d’abord
le moyen par lequel le Seigneur
manifeste sa paternité,
sa tendresse :
il fait sentir la faim qui nous tourne vers lui.
Nous pressentons derrière cette faim,
quelque chose de vital,
que le Seigneur veut nous communiquer :
une vie de la grâce.
Cette faim de Dieu
entretient en nous un désir de le voir,
de le goûter dans un contact de foi
Elle est salutaire,
car elle nous ouvre le cœur,
et nous rend attentif à la
Parole deDieu
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