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2009-07-15T06:13:00+02:00

synagogue (2 )

Publié par sulamite -


 

 

Le service du Sabbat

était accompli par sept personnes

désignées par le président

et appelées à haute voix par le Hazzan.

Ce nombre sept n’était pas de rigueur

pour les offices de semaine.

 

S’il se trouvait,

par hasard, un prêtre dans l’assemblée,

il était appelé le premier à prendre la parole.

Les lévites venaient ensuite,

puis les simples laïcs.

Ces sept personnages,

presque toujours les mêmes dans les petites localités,

sont sans cesse appelés dans les Talmuds:

«les sept hommes de bien de la cité».

 

L’ordre du service

était certainement fixe et invariable

au temps de Jésus-Christ.

Le moment principal de l’office

était celui de la lecture de la Loi,

car on était réuni avant tout

pour l’entendre et pour l’étudier.

Actes 15:21

Car, depuis bien des générations,

Moïse a dans chaque ville

des gens qui le prêchent,

puisqu’on le lit tous les jours de sabbat

dans les synagogues

 

La prière précédait cette étude

et la lecture d’un passage choisi des Prophètes,

suivie de la bénédiction,

terminait la réunion

 

Il faut distinguer plusieurs parties

dans la prière du début

. Elle commençait par la récitation du Schema.

 

Deutéronome 6:4

Ecoute, Israël! l’Eternel, notre Dieu,

est le seul Eternel.

 

Puis venait le Schemoné Esré

les dix-huit actions

de grâces

 

.

Le peuple,

pendant cette récitation solennelle,

se tenait debout,

 

Matthieu 6:5

Lorsque vous priez,

ne soyez pas comme les hypocrites

, qui aiment à prier debout dans les synagogues

et aux coins des rues,

pour être vus des hommes

 

le visage tourné vers Jérusalem

et le Lieu très Saint.

Celui qui priait,

prenait le nom de Chaliach tsibbour.

Il se plaçait devant l’armoire

aux manuscrits.

 

Tout membre de l’assemblée

pouvait être appelé par le président

à remplir cette importante fonction.

Les mineurs seuls étaient exceptés

et Jésus peut avoir

quelquefois prononcé

ces premières actions de grâces soit à Nazareth,

soit à Capharnahum.

Le peuple répondait d’une voix forte ; Amen

à la fin de chaque prière,

 

1 Corinthiens 14:16

Autrement, si tu rends grâces par l’esprit,

comment celui qui est dans les rangs

de l’homme du peuple répondra-t-il Amen!

à ton action de grâces,

puisqu’il ne sait pas ce que tu dis?

 

donnant ainsi son adhésion

aux paroles prononcées.

 

La lecture de la Loi

venait ensuite;

le Hazzan prenait le rouleau du manuscrit

dans l’armoire sainte

, le tirait de son étui,

et le remettait au premier lecteur.

Les sept membres désignés se levaient

 

Luc 4:16

Il se rendit à Nazareth,

où il avait été élevé, et, selon sa coutume,

il entra dans la synagogue le jour du sabbat.

Il se leva pour faire

la lecture,

 

et lisaient tour à tour,

trois versets au moins chacun.

Le premier prononçait,

avant de commencer,

une courte formule de bénédiction qu’il répétait aussi à la fin.

La Thorah était divisée en 153 Sedarim

appelées aussi Parschioth.

En trois ans on l’avait lue en entier,

Plus lard, on fit les sections trois fois plus longues,

et la Loi tout entière

fut lue dans l’espace d’une année.

Cet usage était celui de Babylone,

où l’on avait les 54 Parschioth,

divisions actuelles de nos Bibles hébraïques

, mais il n’existait pas encore en Palestine

au premier siècle,

et le fragment lu chaque sabbat était d’environ

une cinquantaine

de versets.

 

Le Hazzan se tenait

tout le temps près du lecteur

et veillait à ce qu’il ne commit pas d’erreur

et ne lût rien d’inconvenant pour une lecture publique.

Chaque verset, lu dans la langue sainte,

était immédiatement traduit en araméen;

le mineur même pouvait traduire.

On ajoutait toujours à la lecture

et à la traduction

un commentaire oral : Midrasch

 

Marc 1:21

Ils se rendirent à Capernaüm.

Et, le jour du sabbat,

Jésus entra d’abord dans la synagogue,

et il enseigna.

 

sorte d’homélie

qui prit une grande importance

dans les Églises. Chrétiennes

et devint peu à peu le sermon

. Ainsi donc le Targoum

a donné naissance à la prédication

et celle-ci se trouve être essentiellement

une création des Pharisiens.

De l’explication paraphrasée

du texte on passa peu à peu aux développements

et à l’exhortation édifiante

. Au temps de Jésus-Christ l’usage

de ces développements

était général.

 

On ne les faisait pas seulement

à la synagogue, mais aussi en plein air

. Les Rabbis avaient l’habitude

de haranguer le peuple.

«Il y a foule partout où l’on prêche»,

dit la Mischna.

Quand un de ces prédicateurs se trouvait dans l’assemblée,

on lui offrait la parole

. Il s’appelait Dareschan

. Il y en avait qui,

comme Jésus-Christ,

étaient prédicateurs itinérants.

 

La lecture de la Loi terminée,

la personne qui avait dit la première prière

lisait un fragment tiré des Prophètes

 

Luc 4:17

et on lui remit le livre du prophète Esaïe.

 

. Cette péricope

portait le nom de haphtare : leçon finale

parce qu’elle achevait l’office

. Son lecteur, appelé maphtir,

était désigné par le chef de la synagogue;

il lisait trois versets de suite,

puis on les traduisait.

Jésus-Christ lut un jour une de ces leçons finales

dans la synagogue de Nazareth.

Il est possible

cependant qu’il ait choisi lui-même le passage

. Remarquons qu’il ne lut que deux versets;

il en avait le droit,

parce qu’il se proposait

de les commenter.

 

La bénédiction finale

était prononcée ensuite

et l’assemblée se retirait.

Voici donc quel était l’ordre habituel

du service de la synagogue:

le Schema; le Schemoné Esré;

lecture du texte de la Loi (section du jour);

traduction orale en araméen,

commentaire appelé Midrasch;

lecture des Prophètes;

traduction orale en araméen;

Bénédiction.

 

Il est possible que le chant des Psaumes

fit aussi partie du service,

car ce recueil était devenu le livre de cantiques

de la synagogue.

Enfin trois diacres

étaient chargés du soin des pauvres.

Deux d’entre eux faisaient la collecte.

Le troisième les aidait dans les distributions.

On acceptait les dons en nature

aussi bien que l’argent.

 

Les synagogues,

étaient ouvertes trois fois par jour pour la prière.

Le lundi et le jeudi,

jours de marché et d’audience judiciaire

on se réunissait plus spécialement encore à la synagogue.

La foule de la campagne

affluait à la ville ou au village et

on en profitait pour lui faire entendre la Loi.

Cette lecture était simplement ajoutée

à la prière du matin.

Trois membres du conseil se la partageaient.

Les Talmuds font remonter jusqu’à Esdras

l’établissement de ces

deux services

supplémentaires.

 

°°

 


 

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