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2009-07-14T07:59:00+02:00

synagogue (1 )

Publié par sulamite -


 

Chaque ville,

chaque village possédait une ou plusieurs

maisons de réunions publiques

consacrées à la lecture de la Loi

et à la prière.

Leur nom hébreu était

Beth-hakeneseth maison de réunion;

en araméen: Beth Kenicheta.

On les appelait aussi

Beth-ha-tephila ; maison de prières

 

 

La tradition attribuait à Esdras

l’institution de ces «assemblées»

et cette origine est certainement authentique.

Cet  homme comprit

la nécessité absolue de réunions périodiques

où le peuple entendit lire

et expliquer la Loi.

 

Nulle institution

n’a plus contribué à donner au judaïsme

la vitalité qu’elle possède encore aujourd’hui.

Elle lui permettait de vivre indépendamment

du Temple et de ses cérémonies.

Avec son manuscrit de la Loi,

tout Juif, où qu’il se trouve,

peut fonder une synagogue.

Le judaïsme n’a plus besoin

de Jérusalem et des sacrifices pour subsister.

Il est partout où quelques fidèles s’assemblent

et lisent la Thorah.

 

Il ne faut pas confondre la synagogue avec une église.

où le prêtre a une place prépondérante.

 

Le premier à la synagogue,

c’est le docteur,

c’est quiconque est

capable d’enseigner.

 

Les Pharisiens,

ces vrais continuateurs d’Esdras

favorisèrent beaucoup l’établissement

des «maisons de prière»

par opposition au sacerdoce

et aux Saducéens.

Ceux-ci ne pouvaient vivre sans le Temple.

Ils disparaîtront avec lui

dans la catastrophe de l’an soixante-dix;

mais le pharisaïsme ne périra pas,

parce qu’il établira, partout où il ira,

ses assemblées, ses lectures, ses prières publiques,

ses synagogues.

 

Le nombre de ces établissements

était considérable au premier siècl

e. La seule ville de Jérusalem en avait de 460 à 480.

Elles se touchaient,

pour ainsi dire;

chaque rue en renfermait plusieurs.

Parfois c’était une corporation qui fondait une synagogue.

Nous savons que les

chaudronniers de Jérusalem

en avaient établi une.

 

On s’y réunissait,

non seulement le samedi, jour du sabbat,

mais encore le lundi et le jeudi.

En outre, elle était ouverte

trois fois par jour pour les prières.

Celle du matin s’appelait Schaharith,

celle de l’après-midi Minhah

et celle du soir Arbith.

 

La prière du matin était très suivie;

dès les premières heures du jour,

avant la chaleur,

à la ville comme au village,

on pouvait voir les femmes,

les Pharisiens dévots, les docteurs de la Loi

se rendant à la synagogue

et portant leurs Teffillims attachés sur le bras.

Ils allaient y réciter leurs prières du matin,

 

 

Le Temple n’instruisait pas,

on n’y apprenait rien;

aucune prédication n’y était prononcée

et on savait d’avance par coeur

les formules de bénédiction que les prêtres

y réciteraient;

ne valait-il pas mieux aller apprendre à la synagogue?

la vraie.édification ne se trouvait-elle pas

plus facilement dans l’étude de la Loi,

où l’on découvrait toujours des nouveautés,

que dans la contemplation stérile d’un sacrifice?

Et, en effet, le premier but de la synagogue

était d’instruire.

 

Matthieu 4:23

Jésus parcourait toute la Galilée,

enseignant dans les synagogues,

prêchant la bonne nouvelle du royaume,

et guérissant toute maladie

et toute infirmité parmi le peuple.

 

Les docteurs fixèrent à dix

le nombre de personnes nécessaires

pour fonder une synagogue

. Elles formaient ce qu’on appelait

minian (le nombre),

une sorte de corps moral représentant Israël

. Un seul homme pouvait faire l’édifice

ou choisir une maison quelconque

en l’appelant synagogue.

 

«Si quelqu’un bâtit une maison,

disent les Talmuds,

et ensuite la consacre en synagogue,

elle est de la nature de la synagogue.»

«Bâtir une maison,

y lit-on encore,

dans laquelle on se réunit pour les oraisons

, à l’heure de la prière,

c’est la synagogue.»

 

La communauté israélite (Kehilah)

prenait une grande importance

aussitôt que le minian s’y était formé.

Tous les actes du culte pouvaient être célébrés:

la circoncision, les mariages,

les services funèbres.

Un des dix fondateurs de la synagogue

s’en chargeait;

ce qui était d’autant plus facile

que ces cérémonies étaient beaucoup

plus civiles que religieuses

Les pharisiens,

prévoyant la ruine possible de la nation

et du Temple,

avaient préparé l’existence future

du Judaïsme dispersé sur toute la terre

 Paul devait partout

rencontrer ces communautés.

Elles servirent puissamment à la diffusion

du christianisme



 

Parmi les dix membres

fondateurs de la synagogue,

trois remplissaient les fonctions prépondérantes

et étaient appelés «les chefs»,

Ils jugeaient les différends

qui surgissaient entre les membres,

administraient les finances,

décidaient de l’admission des prosélytes, etc

. Ils avaient toute la responsabilité

de l’oeuvre et, en particulier,

des services religieux.

L’un des trois présidait

l et était «le chef» par excellence

«Rosch hakeneseth.»

Jaïrus était le chef

de l’importante synagogue de Capharnahum;

mais ce président, ne l’oublions pas,

n’avait aucun pouvoir spécial,

il n’était que «primus inter pares»,

et le collège des anciens

de l' Église primitive s’est calqué

sur ce modèle.

 

Les trois chefs avaient

sous leurs ordres immédiats

un personnage fort important appelé

le Hazzan dans le Nouveau Testament.

C’était une sorte de domestique

à la fois et de sacristain,

auquel était confiée toute la partie matérielle du service.

Lorsqu’on fonda des écoles d’enfants

en Palestine

le Hazzan fat chargé de diriger

celles qui avaient moins de vingt-cinq élèves.

Il remplissait encore les fonctions d’exécuteur

quand le sanhédrin local condamnait

quelqu’un à la bastonnade.

 

La disposition de la synagogue

était fort simple.

Le bâtiment consistait

en une salle rectangulaire plus ou moins grande

. Celles des grandes villes

avaient à l’intérieur des rangées de colonnes

, ordinairement au nombre de quatre.

Au dehors un portique de l’ordre grec

indiquait qu’on n’avait pas affaire

à une maison ordinaire.

A l’intérieur, sur un parquet surélevé

où se tenaient les Scribes,

était le meuble principal,

l’armoire sainte , Tébah

dont la façade était tournée

du côté de Jérusalem

et dans laquelle on tenait enfermés les manuscrits.

Ceux de la loi , Thorah

et ceux des autres livres saints , Sepharim

C’étaient, sans nul doute,

les manuscrits des Prophètes,

celui des Psaumes,

celui de Daniel les cinq rouleaux , Negilloth

c’est-à-dire le Cantique des cantiques,

Ruth , les Lamentations,

l’Ecclésiaste , Esther

et d’autres encore.

Ils étaient conservés dans une toile de lin

et dans un étui.

Devant l’armoire un rideau

imitait le voile du Temple.

La salle était garnie de bancs et,

à l’extrémité, sur l’estrade,

on apercevait une espèce de chaire.

Sur le sol on répandait de la menthe

pour parfumer et purifier l’air.

Les premières places étaient payées et fort enviées.

 

Matthieu 23:6

  ils aiment la première place dans les festins

, et les premiers sièges dans

les synagogues;


Les Docteurs de la Loi,

les Pharisiens, les personnages importants

de la communauté avaient soin

de les occuper de bonne heure.

Ils étaient d’autant plus en vue

qu’ils avaient le visage tourné vers le peuple

et le surveillaient;

la foule des simples fidèles

venait ensuite et les prosélytes

restaient debout à la porte.

La synagogue étant destinée

à tenir lieu du Temple,

on avait une tendance à y distinguer

des parties plus sacrées que d’autres.

La place des pauvres et des païens

était près de l’entrée et figurait

le parvis des Gentils.

 

Jc 2 : 2

Supposez, en effet,

qu’il entre dans votre assemblée

un homme avec un anneau d’or

et un habit magnifique

, et qu’il y entre aussi un pauvre misérablement vêtu;
3  si, tournant vos regards

vers celui qui porte l’habit magnifique, vous lui dites:

Toi, assieds-toi ici à cette place d’honneur!

et si vous dites au pauvre

 Toi, tiens-toi là debout! ou bien:

Assieds-toi au-dessous de mon marchepied!
4  ne faites-vous pas en vous-mêmes

une distinction, et ne jugez-vous pas

sous l’inspiration de pensées

mauvaises?


Au fond de l’édifice,

au contraire, le parquet plus élevé

représentait la cour des prêtres et le sanctuaire

. Il est probable aussi que les hommes

étaient séparés des femmes comme dans le Temple.

Le christianisme, dès son origine,

eut soin d’éviter ces distinctions et de proclamer

l’égalité des croyants dans

l’intérieur des Églises.

 

Matthieu 23:8

Mais vous, ne vous faites pas

appeler Rabbi;

car un seul est votre Maître, et vous

êtes tous frères.

 





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