2) Veiller
Le Bon Berger
veille sur ses brebis ;
quand il voit s’approcher le danger,
il les protège,
alors que le mercenaire les abandonne et s’enfuit
(Jn 10.12-13).
Un bon berger fait de même.
Les conducteurs veillent sur les âmes
qui leur sont confiées
car ils savent qu’ils auront à rendre compte
de leur ministère au Souverain Berger
(Hb 13.17).
Ils doivent protéger
les brebis contre les loups ravisseurs
qui tentent de s’introduire
dans le troupeau,
enseignant des choses pernicieuses
pour entraîner les disciples après eux
(Ac 20.29-30),
déclarer tout le conseil de Dieu
(Ac 20 :27 ),
exhortant avec larmes chacun des membres de l’Eglise
(v. 31 ; 1 Th 5.12),
avertissant ceux qui vivent dans le désordre
(2 Th 5.14)
comme des enfants bien-aimés
(1 Co 4.14).
La discipline fait donc partie des tâches -
peu agréables mais indispensables -
des anciens.
Même si elle est du ressort de tous
(2 Th 3.6-15),
elle concerne en premier lieu
les serviteurs de Dieu
(2 Tm 4.2 ; Tt 3.10).
3) Nourrir
Les brebis
de Jésus entrent et sortent
et trouvent de la pâture
car le Bon Berger est venu
afin qu’elles aient la vie et qu’elles soient
dans l’abondance
(Jn 10.9-10).
Il les fait reposer dans de verts pâturages
et restaure leur âme
(Ps 23.2-3).
Nourrir le troupeau,
c’est lui fournir l’aliment spirituel
qui lui permettra de croître,
c’est « amener
les brebis à la majorité spirituelle
par une connaissance
toujours plus personnelle
de Jésus-Christ
et une communion toujours
plus intime avec lui »
Cet aspect du ministère pastoral
concerne surtout l’enseignement
et l’édification des croyants.
C’est pour cette raison
que Paul demande que le dirigeant
soit capable d’enseigner
(1 Tm 3.2).
Enseigner,
dans le sens biblique du terme,
c’est transmettre des éléments
de vérité sous une forme assimilable
pour que les auditeurs
puissent les intégrer à leur vie
et construire ainsi leur personnalité spirituelle -
exactement comme les aliments
édifient notre corps
. L’enseignement peut prendre
différentes formes :
dans la relation d’aide,
groupe biblique de jeunes
ou d’adultes, prédication.
Peut-être l’apôtre
a-t-il surtout pensé
à cette dernière lorsqu’il a demandé
que les anciens qui peinent
(kopiaô)
à la prédication et à l’enseignement
soient jugés dignes d’un double
honneur ou honoraire
(1 Tm 5.17)
Le travail d’un ancien
n’est pas une tâche facile.
L’apôtre emploie plusieurs fois
ce terme de kopiaô
(peiner, trimer, se fatiguer)
pour le décrire
(Ac 20.35 ; 1 Th 5.12)
de la même façon dont il parle
de son propre travail missionnaire
(1 Co 15.10 ; Gal 4.11 ; 2 Co 10.15).
L’enseignement
et l’édification visent le double but
de nourrir les brebis
pour les faire croître et de les former
en vue d’exercer leur service dans le Corps
(Ep 4.12).
La formation des autres
en vue de l’évangélisation,
de l’enseignement et du ministère pastoral
devrait constituer l’objectif prioritaire
des anciens
(cf. 2 Tm 2.2).
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