Quelles sont
les vraies motivations
de l'opposition au ministère
des femmes ?
II est vrai
qu’il y avait deux versets des épîtres de Paul
mal interprétés -
qui semblaient faire barrage
au ministère des femmes.
Mais pourquoi ces deux versets
ont-ils pu contrebalancer des dizaines d’autres
qui allaient dans le sens opposé ?
Pourquoi, en particulier,
dans la même épître,
les conclusions claires du chapitre 11
qui permettaient à la femme de prier
et de prophétiser ont-elles été neutralisées
par le v du chapitre 14
qui semblait la confiner dans un silence complet ?
N’y aurait-il pas des raisons
autres que théologiques ?
Ne serait-ce pas notre peur
ancestrale de la femme ?
Peur de sa supériorité
qu’évoquait déjà Caton l’Ancien
au 2 e siècle avant J.-C.
quand il disait :
« Dès que les femmes commenceront
à être vos égales,
elles deviendront vos supérieures » ?
Donc la peur de perdre notre autorité,
voire notre identité ?
Serait-ce,
en fin de compte,
une question de pouvoir
qui a fait peser sur nos soeurs,
tout au long des siècles,
un poids de suspiscion et de mépris
tout à fait contraire à l’attitude
de Jésus et de Paul,
engendrant des frustrations et des souffrances ?
Dans un congrès des responsables
des Assemblées de Frères d’Allemagne
sur ce thème,
on avait réservé une soirée aux soeurs pour
qu’elles puissent s’exprimer librement.
Lune des six femmes sur le podium
a demandé à une amie ce qu’elle dirait
si elle était à sa place.
« Moi, lui a-t-elle répondu, je ne pourrais rien dire,
je ne pourrais que pleurer ».
Un proverbe dit :
« Chassez le naturel et il revient au galop ».
Le « naturel »
s’exprime dans toutes les civilisations
païennes par la domination
de l’homme sur la femme.
Jésus et Paul
ont renversé cette conséquence
de la chute et rétabli la femme
dans la situation que Dieu
lui avait assignée lors de la création
afin qu’elle soit le vis-à-vis de l’homme.
Mais dès le 2 ème siècle,
le « naturel » est revenu au galop
dans l’Eglise, et il y est resté
jusqu’à nos jours.
Ne serait-ce pas le moment
de discerner dans nos attitudes
ce qui vient de notre être « naturel »,
c’est-à-dire de ce que la Bible
appelle la chair,
de le chasser au nom du Christ
et de redonner au divin organiste
un instrument correspondant
à son plan
avec lequel il puisse faire retentir
dans l’Eglise et dans le monde
son message d’amour
A Kuen
°°
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