« Je te ferai porter
des fruits à l’infini,
de toi je ferai des peuples,
et des rois sortiront de toi. »
Genèse 17,6
Le vieil Abram
peut bien tomber la face contre terre
devant cette promesse de Dieu.
Comment cela se fera-t-il?
Abram n’en sait rien.
Et c’est bien parce qu’il n’en sait rien
et qu’il fait confiance à Dieu
qu’il n’est plus Abram,
mais déjà Abraham,
père d’une multitude à venir.
À l’origine de toute l’histoire biblique
il y a ce «oui» d’Abraham
à la promesse de Dieu.
Ce «oui» exprime la foi en un Dieu
qui nous veut du bien et qui peut nous conduire
bien au-delà de nos frontières,
de nos limites, de nos croyances même.
Si Dieu n’est pas le Dieu de l’impossible,
alors il n’est pas Dieu du tout.
Seulement, nous ignorons
vers quel impossible rêve il nous pousse,
nous accompagne et nous conduit.
Nous ignorons surtout comment nous y parviendrons
et quels obstacles et défis
nous devrons surmonter avec son aide bienveillante.
Tout ce que nous savons – dans la foi –
c’est que nous deviendrons plus que ne sommes déjà.
Nous grandirons.
Nous porterons des fruits à l’infini.
Devant pareille bénédiction, comment
ne pas dire merci?
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