Avez
vous été désiré(e) ?
Voilà une question qui suscite parfois l’embarras :
certains y répondront positivement avec joie,
d’autres pourront dire que, sans avoir été « prévus »
, ils ont été aimés.
D’autres encore préfèreront
ne pas y penser à cause d’un
vécu malheureux.
Etudes, confort,
choix personnels, aujourd’hui
, les couples ont des enfants de plus en plus tard,
et ils en ont de moins en moins.
Les problèmes de stérilité sont également de plus en plus fréquents.
Et la demande d’enfant peut devenir obsessionnelle.
Si cette attente est légitime en soi,
faut-il n’accepter l’enfant que
quand il a été désiré ?
La Bible parle d’enfants
nés dans des circonstances difficiles
à l’exemple de Samson.
Elle parle même d’un enfant né d’une vierge…
Dans tous les cas, initialement,
ces enfants n’étaient pas ou plus attendus,
et la naissance du dernier pouvait même poser
des problèmes légaux à sa mère.
Adam n’avait pas été engendré par des parents de chair,
mais comme chaque personne il a été désiré
par le Créateur.
Indépendamment des conditions de notre conception,
nous sommes uniques !
Savez-vous qu’il est absolument impossible
que quelqu’un ait eu le même code génétique
que l’un d’entre nous dans toute
l’histoire de l’humanité !
Dire à son enfant,
peut-être pour le rassurer,
qu’il a été désiré, peut aussi avoir des effets négatifs.
En enfermant un enfant dans un désir fortement avoué,
on courre le risque de réduire sa liberté.
Soit en le façonnant comme un objet,
soit en réduisant sa capacité
d’émancipation.
Cela engendrera des frustrations
de part et d’autre :
les parents en plaçant trop d’attente
dans leur progéniture,
l’enfant en se sentant peut-être trop redevable
. Or cette possible réduction
de la liberté ne se retrouve pas
dans l’aveu du désir d’une personne par Dieu :
Dieu sait mieux
que le plus fin psychologue
parmi les parents comment gérer
une relation avec l’homme,
c’est Lui qui l’a créé et qui le sonde
(Psaumes 139).
Par ailleurs,
si l’on dit à l’enfant qu’il a été désiré,
qu’en est-il de ceux qui ne l’ont pas été ?
Faut-il aussi le leur dire ?
Il peut arriver que dans la même fratrie des enfants
soient désirés et d’autres,
bien qu’aimés, arrivent par « accident ».
Ou encore qu’un enfant soit désiré comme
« bébé-médicament »
pour soigner son aîné.
L’avortement dépénalisé ou légalisé,
révèle aussi des drames latents :
un enfant aurait pu être avorté
si la loi l’avait permis avant sa naissance.
Quelque part, dire à un enfant qu’il a été désiré,
c’est non seulement éventuellement dire implicitement
à ses frères et sœurs qu’ils ne l’ont peut-être pas été,
mais c’est également sous-entendre
que cet enfant désiré aurait pu ne pas l’être.
Aurait pu ne pas naître…
« La vie et la mort sont au pouvoir de la langue »,
nous dit la Bible
(Proverbes 18 :21).
Jésus-Christ n’avait pas été prévu,
planifié par sa mère.
Mais elle l’a aimé
, depuis sa conception jusqu’à la fin de sa vie,
en passant par la Croix.
Cette personne non attendue par ses parents
avait été désirée par Dieu et
acceptée par eux.
Peut-être n’avez-vous pas été désiré(e)
par vos parents ?
Peut-être êtes-vous venu(e)
au monde dans un contexte difficile.
Quelques soient
les circonstances passées ou présentes,
Dieu nous rappelle que nous avons de la valeur
à ses yeux,
qu’Il nous a tellement aimés,
qu’Il a donné son fils unique afin que quiconque,
croit en Lui, ne périsse pas
mais qu’il ait la vie éternelle
(Jean 3 v.16).
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