Le plus souvent,
les divisions sont causées
par destracasseries secondaires.
Nous mettons trop aisément l’emphase
sur des points dont la portée n’est que partielle,
alors que l’amour est l’objectif ultime
de Dieu pour son Église.
Derrière l’apparence orthodoxe de plusieurs,
se cachent parfois des motifs
empreints d’orgueil.
Mais voyons ce que Dieu déclare à ce sujet.
«Il s’éleva aussi
parmi les apôtres une contestation:
lequel d’entre eux devait être estimé le plus grand?
Jésus leur dit:
Les rois des nations les maîtrisent,
et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs.
Qu’il n’en soit pas de même
pour vous.
Mais que le plus grand parmi vous
soit comme le plus petit,
et celui qui gouverne comme celui qui sert.
Car quel est le plus grand,
celui qui est à table ou celui qui sert?
N’est-ce pas celui qui est à table?
Et moi, cependant, je suis au milieu de vous
comme celui qui sert.»
Luc 22:24-27
Les apôtres se questionnent
donc sur un point fondamental:
qui est le plus grand?
Si vous aimez mieux, les apôtres
se demandaient lequel d’entre eux était le plus qualifié
pour remplacer Jésus lorsque celui-ci
ne serait plus de ce monde.
Si on tient compte de la réalité ici-bas,
ce questionnement est tout à fait légitime.
Les structures de notre monde
sont ainsi faites qu’elles exigent de nous
une organisation pour l’atteinte de nos objectifs.
Cependant, Jésus
est d’un tout autre avis sur la question.
L’enseignement qu’il leur apporta ce jour-là
aurait dû être respecté universellement
à travers tous les âges de l’histoire
de l’Église.
«Kurieuo»
Dans la langue grecque,
le mot utilisé pour seigneur est «kurios».
Or, dans le passage biblique cité plus haut,
on entend Jésus
parler de la façon dont les rois de la terre
règnent sur leur peuple.
Le mot qu’il utilise pour maîtriser est
kurieuo,
c’est-à- dire la forme verbale de kurios
conjuguée au temps présent
et à la voix active.
Autrement dit,
Jésus explique à ses apôtres
que les rois dominent les peuples
à la façon des grands seigneurs.
Non seulement cela,
dit-il, mais en plus,
ils abusent de leur pouvoir tout en laissant croire
qu’ils sont des bienfaiteurs.
«Qu’il n’en soit pas de même
parmi vous»
Dans l’Église, les règles sont inversées.
Comme Jésus le dit plus loin,
«que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit,
et celui qui gouverne comme celui qui sert.»
Le mot sert, dans le grec, est
«dikoneo»,
d’où nous tirons le terme français diacre.
L’idée ici n’est pas que les diacres sont
les vrais dirigeants de l’Église,
mais bien que les plus grands,
aux yeux de Dieu,
sont ceux qui adoptent une attitude de serviteur.
Cela n’empêche pas l’Église
d’être nantie de pasteurs et d’anciens.
Toutefois
ces hommes ne doivent pas être là
pour diriger comme des seigneurs
, mais bien avec un cœur de serviteur.
Une fois de plus,
cette notion nous ramène forcément
à l’amour,
qui est essentiel parmi les croyants.
«Frères, vous avez été appelés
à la liberté, seulement
ne faites pas de cette liberté
un prétexte de vivre selon la chair;
mais rendez-vous, par la charité,
serviteurs les uns des autres.
Car toute la loi est accomplie
dans une seule parole, dans celle-ci:
Tu aimeras ton prochain
comme toi-même.»
Gal 5:13-14
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