La compréhension
traditionnelle du péché,
c’est que l’on pèche
lorsqu’on ne respecte pas la liste
des choses interdites.
Les gens religieux
pensent qu’on est quelqu’un de moral
si on respecte les règles
et qu’on est quelqu’un d’immoral
si on les transgresse.
Et pour les gens irréligieux le péché,
c’est la liste des règles
que respectent les gens
religieux
qui ne savent pas profiter de la vie.
Mais pour Jésus,
le péché, ce n’est pas seulement violer
les règles données par Dieu :
le péché consiste d’abord à s’éloigner de Dieu,
à vouloir vivre hors de sa présence
comme une brebis qui veut chercher sa nourriture
hors de la surveillance de son berger.
Cette définition du péché
n’englobe pas seulement les gens irréligieux
qui violent constamment les règles établies par Dieu,
car d’après la Bible
tous les humains sont pécheurs :
personne ne cherche Dieu.
Les irréligieux fuient Dieu en rejetant ses lois,
mais les religieux fuient Dieu
en essayant de mériter ses faveurs,
car dans ce cas, on obéit à Dieu,
non pour lui-même,
mais pour les bénéfices qu’on espère
retirer de notre obéissance.
Si on se rend compte
qu’on est tous coupables de fuir Dieu,
qu’on soit religieux ou irréligieux,
alors ça révolutionne notre compréhension du péché :
religieux ou non,
nous sommes plus mauvais,
plus pécheurs que ce que nous n’aurions
jamais pu imaginer !
Pour les gens irréligieux,
ce qui régit le monde, c’est le hasard.
Si c’est le cas alors rien n’a de sens
et l’être humain n’a pas de valeur.
Et pour les gens religieux,
on a de la valeur si et seulement on est
quelqu’un de bien.
Mais pour Jésus,
nous avons de la valeur
simplement parce qu’il l’a décidé de nous chérir.
Il ne nous aime pas parce que
nous lui sommes utiles,
mais simplement parce qu’il l’a choisi.
Avec Jésus,
on comprend qu’on n’a pas besoin de faire semblant
d’avoir de la valeur et on comprend aussi
qu’on n’a pas besoin de prouver qu’on est quelqu’un de bien :
le seul fait que Dieu ait choisi de venir
jusqu’à nous pour nous sauver
doit nous suffire.
Jésus révolutionne ici notre compréhension
de notre valeur :
nous sommes plus aimés,
plus acceptés que ce que nous n’aurions jamais
osé espérer !
L’Évangile nous annonce
que nous sommes plus méchants,
plus pécheurs que nous n’aurions jamais pu imaginer,
mais en même temps nous sommes plus aimés,
plus acceptés que ce que nous n’aurions jamais
osé espérer.
Le salut ne se mérite pas comme le pensent
les gens religieux.
Ce n’est pas non plus quelque chose d’automatique,
comme le pensent les gens irréligieux
qui croient que, si jamais Dieu existe,
il sauvera tout le monde.
Mais le salut,
c’est quelque chose que Jésus fait à ma place.
C’est lui qui part à ma recherche,
c’est lui qui me donne tout ce qui est nécessaire
à mon salut.
Je ne peux être sauvé
que parce que Jésus tient dans sa main
mon salut du début à la fin,
parce qu’il m’a choisi avant la fondation du monde,
parce qu’au moment voulu
il m’a accordé la repentance et la foi,
parce qu’il me gardera toujours en sécurité
et qu’il me prendra avec lui dans la gloire ;
et je ne peux être sauvé
que parce qu’il est venu pour faire
ce que je ne pouvais pas faire,
venant vivre la vie que je devrais vivre et souffrir
la mort que je devrais souffrir.
Ainsi, Jésus n’est pas venu
pour que nous nous sauvions nous-mêmes grâce à son aide :
Il est venu nous sauver complètement,
de sorte que lorsque nous décidons
de revenir à Dieu au lieu de le fuir,
c’est à Dieu seul que revient toute la gloire
dans notre conversion.
C’est pour ça que Jésus accueillait des pécheurs
et qu’il mangeait avec eux :
pour signifier que notre salut
fait la joie de Dieu
parce que c’est ainsi que son amour,
sa miséricorde et sa gloire
se manifestent.
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