Le 20 mars 1952,
l’équipe du Père Roland de Vaux
(École biblique et archéologique française de Jérusalem)
découvrit deux rouleaux de cuivre
à la grotte 3 de Qumrân.
Trop oxydés pour pouvoir être déroulés
et lus commodément,
on les scia en 23 demi cylindres.
Toutefois,
la forme courbe interdisait
toute photographie précise
si bien que l’interprétation était difficile.
On réussit tant bien que mal à découvrir
que ces rouleaux traitaient de trésors cachés
en 64 lieux de Terre Sainte.
On exposa ces documents
dans le Musée archéologique d’Amman
en attendant de trouver
une solution.

En 1993, Jean-Baptiste Humbert
de l’École biblique de Jérusalem
pressa le directeur des Antiquités de Jordanie
d’obtenir l’aide
d’un laboratoire spécialisé
pour restaurer ce trésor fragile.
Par électrolyse,
on réussit à nettoyer les surfaces,
puis à faire une copie en cuivre de chaque fragment.
Chaque morceau
fut alors moulé sur un film de silicone.
Ces films mis à plat
donnèrent le document en négatif.
On fit un moulage positif
sur lequel on déposa par électrolyse
une fine couche de cuivre.
L’aspect originel étant restauré
on n’avait plus qu’à photographier les rouleaux
sous tous les angles et à les
réinterpréter.
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