A TABLE …
On prenait volontiers les repas dehors,
dans la cour qui servait à mille choses.
On s’installait au moment du repas :
on n’a pas retrouvé en Palestine
ce qu’on a retrouvé par exemple à Pompéi,
des « salles à manger » permanentes.
Le peuple ne prenait souvent
que deux repas par jour,
un tôt le matin avant d’aller au travail,
un le soir une fois le
travail terminé.
Pour les repas de grande cérémonie
( noces par exemple )
les esclaves et les servantes
transmettaient
l’invitation,
et l’habit de fête était de rigueur
là encore, on retrouve cela dans
les paraboles de Jésus
Le maître de maison
veillait à ce qu’on aie lavé
les pieds des invités,
lesquels devaient se laver les mains
et surtout la droite,
qui servait à prendre les aliments.
Dans les très grands festins,
l’usage était de parfumer la tête des invités
de marque.
Très longtemps on a mangé assis,
jamais debout,
mais au temps de Jésus l’influence
de la mode gréco-romaine avait introduit
le repas couché sur des coussins,
où on s’appuyait sur le coude gauche
pour manger de la main droite :
Quand il y avait des invités,
le maître de maison ou le maître du repas
les servait lui-même :
Jésus prit la bouchée qu’il avait trempée
et la donna à Judas Iscariote,
fils de Simon
Jn 13,26
Bien entendu,
la fourchette n’existait pas.
En guise d’assiettes,
des coupes larges en métal étamé
( jamais en terre, c’était impur )
ou de simples galettes de pain dur.
Chez les gens riches,
on trouvait de la vaisselle d’argent ou d’or,
des cuillers d’ivoire ou de bois rare
Les repas des plus pauvres
se composaient généralement de pain d’orge,
d’olives, de sauterelles et de fruits.
Les gens un peu plus aisés ajoutaient du poisson
En montant encore un peu
dans l’échelle sociale,
on trouvait d’autres mets sur la table,
par exemple du chevreau,
des gâteaux
et du vin.
C’est dans ce quotidien
que Jésus puisera beaucoup d’images
pour ses discours
et paraboles.
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