Et il leur dit:
Le sabbat a été fait pour l’homme,
et non pas l’homme pour
le sabbat ;
Mc 2:27
Dans l’Evangile
Jésus nous rappelle que le
« Jour du repos »
a été fait pour l’homme ;
ce faisant il nous renvoie au 4ème
commandement du Décalogue qui,
dans le Livre de l’Exode,
inscrit ce jour dans la fidélité au 7ème Jour
où Dieu s’est reposé
après avoir créé le monde
et au Livre du Deutéronome,
dans le souvenir de la libération d’Egypte.
Le bonheur du repos
nous invite donc
à réfléchir dans deux directions :
Que signifie s’arrêter de créer,
de travailler, de transformer,
sinon cesser d’exercer un pouvoir
sur le monde et les éléments,
c’est-à-dire ce qui pourrait nous donner
l’illusion dangereuse
de notre toute-puissance humaine ?
Quel autre regard
cela peut-il nous suggérer
à nous sur la vie, le temps, la nature,
le cosmos ?
Quels sont les jougs
que nous imposent l’histoire,
la condition de l’homme contemporain ?
Quels sont les jougs
que nous nous imposons les uns aux autres ?
Et que signifie
vivre une expérience de libération ?
A quelles relations inédites avec les autres
cela nous entraîne-t-il ?
Notre repos
peut prendre cette tonalité « chabbatique »
et s’imprégner de cette signification
éthique et spirituelle,
à condition qu’on les lui prête,
à travers la méditation biblique, la prière, le partage…
Nous sommes libres de le faire,
ou de pratiquer simplement l’art
du repos réparateur
°°°
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