INTROVERSION ET EXTRAVERSION
L’humanité se divise en deux groupes principaux :
les introvertis et lesextravertis.
°
La personne introvertie
est davantage portée sur la méditation,
la réflexion sur soi.
Elle retire un grand plaisir de sa vie intérieure.
C’est pourquoi elle n’a pas de mal
à cultiver sa vie de prière.
De nombreuses personnes
ayant un don d’intercession se retrouvent
parmi les introvertis.
L’introverti réfléchit et agit ensuite.
Il est souvent réservé,
silencieux et plus difficile à connaître.
Il a aussi tendance à refouler
ses sentiments.
°
L’extraverti
qui préfère les gens et les choses
à son univers intérieur,
favorise l’action à la méditation.
Il puise son énergie au contact des autres.
Il agit puis réfléchit ensuite.
Il aura plus de mal à avoir une vie régulière de prière.
En revanche,
il sera plus à même de mettre en œuvre des projets,
d’évangéliser par son témoignage,
car il est souvent sympathique,
bavard, facile à connaître.
Il n’a pas de peine à exprimer ses
sentiments à Dieu.
L’un n’est pas « meilleur » que l’autre,
les deux attitudes
sont tout aussi chrétiennes.
Les extravertis peuvent sembler superficiels
aux introvertis
tandis que ceux-ci peuvent sembler renfermés
aux extravertis
. Mais chacun doit apprendre à s’accepter
et accepter les différences des autres.
Un introverti
ne doit pas se culpabiliser
s’il trouve plus difficile d’aller vers les autres que de prier.
De même l’extraverti
ne doit pas se sentir coupable et se forcer
à imiter une attitude d’introverti.
Dieu invite chacun à le servir selon son tempérament,
tempérament d’ailleurs donné par lui-même !
Bien sûr qu’un minimum
des deux est nécessaire pour
un équilibre.
°°
LES FONCTIONS PSYCHIQUES
Afin de s’adapter
au monde extérieur et à nous-mêmes,
nous disposons chacun de quatre fonctions principales :
la pensée, le sentiment, la sensation et l’intuition.
1. La pensée
Pour les personnes
ayant la pensée comme fonction dominante,
toute situation est envisagée à la lumière
de la raison et la logique
est la règle d’or.
Ceci a des conséquences sur sa vie spirituelle.
Résumons celle-ci par
« méditer la Bible ne me coûte pas, mais prier
m’est difficile ».
Il aime penser sa foi,
la réfléchir sans pour cela être forcément un intellectuel.
Il vit sa foi avec rigueur,
selon un esprit logique,
dans un souci d’objectivité et de recul.
Pour lui, la prière est plus difficile
car elle est l’expression d’une relation.
Or le relationnel n’est pas son point fort.
La prière n’est donc pas pour lui un acte spontané
mais un processus analytique,
voire pensant.
Il préfère méditer que prier.
Il s’approche de Dieu avec une mentalité rationnelle.
Le philosophe Pascal était ce genre de personnes,
en quête de sens.
L’important n’est pas de « sentir »
Dieu mais plutôt
ce qu’il connaît de lui et d’enrichir le trésor
d’idées nouvelles qui lui viennent quand il prie.
Pour lui, Dieu est plus Créateur que Père.
Il peut toutefois être un bon intercesseur
car il est méthodique et logique.
Sa vie spirituelle est organisée, disciplinée.
Il aime noter, classer.
Il tient volontiers un cahier de notes y rapportant
sa liste de requêtes et les réponses reçues.
Il est partisan de « la Bible en un an ».
Il n’a aucune peine non plus
à procéder à un examen de conscience.
Les moments de prières communes
qu’il apprécie sont des moments ordonnés.
De même, il aime les cantiques structurés,
les chemins de prière (étude du Notre Père…).
En bref, c’est un dogmaticien
rationaliste.
Ce type de tempérament
présente toutefois un danger.
L’appréhension de la réalité par la pensée
peut conduire ce chrétien à une
sécheresse relationnelle.
Oubliant le cœur, la vie,
il peut devenir dogmatique et rigide,
ignorant trop les sentiments,
étant même intolérant et condescendant
avec ceux qui font trop « sentimentaux »,
selon lui.
Lui-même étant maladroit
à capter les nuances du cœur, des émotions,
ou des états d’âmes des autres,
il peut sombrer dans la froideur et l’agressivité,
la compétition excessive.
Mais ce genre de tempérament
apporte aussi énormément aux autres
car il possède une remarquable capacité d’autocritique,
et un souci pour la vérité
et la justice.
S’il est introverti,
il gardera pour lui ses nombreuses richesses intérieures
mais s’il est extraverti,
il saura partager cette richesse.
Pour progresser et garder l’équilibre,
ce genre de personnes doit maintenir l’équilibre
entre vérité et vie,
ainsi que celui entre
loi et grâce.
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