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Chair/corps
Hébreu: basar
Grec: sarx -
Corps
Grec: sôma;
Dans l'Ancien Testament,
le mot « chair » basar
désigne le corps vivant et,
en conséquence, l'être humain tout entier en tant que créature de Dieu.
Il n'y a donc rien de péjoratif dans la conception que l'on se fait
de la chair puisqu'elle a été créée par Dieu.
D'ailleurs le Fils de Dieu prendra notre condition humaine.
La formule
« toute chair » signifie « tout être vivant ».
Quand on dit par exemple que toute chair verra le salut de Dieu,
on sous-entend que le salut de Dieu s'adresse à tout homme.
De façon plus spécifique, on utilisera le mot pour désigner
un individu, une personne.
L'expérience montrant que l'être humain est fragile, la « chair »,
évoque alors sa faiblesse et
sa vulnérabilité.
Le mot « chair » est parfois utilisé
en composition tantôt avec le mot « sang »,
tantôt avec le mot « os ».
L'expression « la chair et le sang »
désigne de façon plus complète l'être vivant:
la « chair » évoque sa dimension matérielle et
le « sang », en tant que siège de l'âme
fait allusion à la vie proprement dite.
En d'autres endroits, le couple « la chair et le sang »
signifie la parenté par le sang, surtout celle existant
entre les frères et soeurs, puis par la suite l'union matrimoniale.
Quant à l'expression « l'os et la chair », elle peut désigner l'être tout entier,
mais également les liens qui unissent
les membres d'un même clan ou d'une même tribu,
et aussi l'étroite communion existant
entre l'homme et la femme.
Nous sommes habituellement portés a identifier la chair et le corps,
en raison du fait que la perception immédiate
que nous avons de notre corps est sa dimension charnelle.
Dans un certain sens, nous nous situons
dans la tradition biblique de la conception de l'homme,
puisque, dans la langue hébraïque, un seul mot : basar
désigne ces deux réalités.
Toutefois, les gens de la Bible ne vont pas jusqu'à les confondre totalement.
Ils ne possèdent pas un corps,
mais ils sont un corps
où se complètent les dimensions charnelle et spirituelle.
Fait à signaler, pour eux la chair n'a aucune connotation péjorative.
En ce qui nous concerne,
il faut reconnaître que le discrédit jeté sur la « chair »
a son origine dans la philosophie grecque, surtout celle de Platon.
Celui-ci considérait que le corps charnel était une prison pour l'âme
et que toute la vie devait se passer à maîtriser ce corps par trop asservissant.
Cependant, dans son enseignement sur la résurrection,
Paul est demeuré fidèle à la tradition biblique selon laquelle le corps,
comme agent de relation au monde extérieur et à Dieu,
est destiné à la résurrection,
Contrairement à la langue hébraïque,
la langue grecque utilise un terme distinct
sôma
pour parler du « corps »
Il faut signaler que dans la pensée hébraïque,
il n'y a pas d'opposition entre le corps et l'âme
Il en résulte que les différents organes du corps,
à cause de leurs réactions aux émotions,
se voient attribuer les sentiments et les pensées qui, pour nous
relèvent de l'activité psychique.
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