Dans la Palestine ancienne,
une des méthodes d’inhumation consistait à placer le corps du défunt
dans une grotte naturelle ou un caveau taillé dans le roc,
généralement à l’extérieur des limites de la ville,
puis à refermer l’ouverture du tombeau par une grosse pierre.
Plusieurs centaines de tombeaux de ce genre
ont été retrouvés.
les tombeaux n’étaient pas ou très peu décorés
et consistaient simplement en un orifice,
creusé dans un rocher, donnant accès à une chambre funéraire
à partir de laquelle étaient creusées horizontalement quelques niches
de la longueur d’une personne.
Ces niches sont désignées par l’appellation hébraïque
que leur forme de « four » leur a value :
kokhim (sing. Kokh).
C’est dans l’un de ces kokhim que l’on déposait le corps nu du défunt
après l’avoir parfumé et enveloppé dans un linceul.
La grosse pierre bloquant l’entrée du tombeau était généralement
carrée ou rectangulaire et encastrée dans l’orifice.
Cette pierre pouvait parfois aussi être ronde, sous forme de meule,
comme celle qui fermait l’entrée du tombeau de Jésus
selon les synoptiques
Ce type d’inhumation par ensevelissement a donné naissance,
au Ier siècle avant notre ère, à une pratique permettant d’économiser de l’espace
dans le tombeau et que l’on nomme « deuxième sépulture »
(ou « réensevelissement ») :
environ un an après l’inhumation, alors qu’il ne reste du corps du défunt
que les ossements, ceux-ci étaient recueillis et mis dans une petite boîte
que l’on appelle « ossuaire ».
La niche mortuaire ainsi libérée pouvait dès lors être utilisée
pour y mettre éventuellement la dépouille
d’un autre individu.
Les ossuaires étaient taillés dans le calcaire,
et leur dimension pouvait varier, celle-ci était vraisemblablement calculée
de sorte que l’ossuaire puisse loger le fémur du défunt,
l’os le plus long du corps humain.
Les ossuaires pouvaient être décorés, la rosette étant
le motif le plus fréquent.
Parfois le nom de la personne décédée était gravé
sur un des côtés de l’ossuaire
afin de l’identifier ;
un même tombeau pouvait, après un certain temps, accumuler plusieurs ossuaires,
et un même ossuaire pouvait lui aussi accueillir
les ossements de plusieurs personnes.
Les tombeaux creusés dans le roc étaient des tombeaux familiaux
et pouvaient être utilisés pendant plusieurs générations.
On le voit dans une expression biblique qu’on traduit parfois par
«il mourut» mais qui se lit littéralement
«il fut réuni à ses pères»
Mais l’aménagement d’un tombeau creusé dans le roc était très coûteux,
car il nécessitait le travail de plusieurs ouvriers pendant plusieurs journées.
Peu d’individus avaient donc les moyens
de posséder ce type de tombeau.
C'est pourquoi Jésus n'avait pas de tombeau , et il fut enseveli
dans le tombeau d'un autre
On a mis son sépulcre parmi les méchants,
Son tombeau avec le riche,,,
Es 53:9
Cette prophétie s'est accomplie littéralement
Le soir étant venu, arriva un homme riche d’Arimathée,
nommé Joseph, ,,,
Mat 27:57
Cet homme se rendit vers Pilate, et demanda le corps de Jésus.
Il le descendit de la croix, l’enveloppa d’un linceul,
et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc,
où personne n’avait encore été mis.
Luc 23:52
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