Joie
est un terme essentiel dans le livre d’Esaïe
autant que dans les Psaumes !
comme « jubilation ».
Employées pour exprimer qu’elles ont disparu à cause de l’infidélité à YHWH (Es 16,10),
pour stigmatiser l’insouciance du peuple (22,13),
elles vont revenir avec le salut (9,2 ; 14,7 ; 29,19 ; 35,10).
Dans les Psaumes, la joie, la jubilation sont la marque des croyants, des justes (68,4),
de ceux qui obéissent à YHWH (119,4),
bref de la proximité avec lui (Ps 16,11).
Manifestation de la joie, le rire se retrouve évoqué essentiellement dans l’histoire
d’Abraham, Sarah et de leur fils Issac
(sans doute parce que les prénoms de deux derniers sont homonymes du verbe « rire »).
Esaïe est encore le livre dans lequel on retrouve le plus le mot « louange »,
expression de la joie reconnaissante, à égalité avec les Psaumes.
Luc, Jean et Paul sont les plus grands
utilisateurs du mot « joie »
et de ses dérivés.
Pour Luc, la joie est provoquée par la « bonne nouvelle » (2,10),
les miracles (10,17)
et la croissance de l’Eglise (Ac 15,3).
Joie et Saint-Esprit cohabitent (13,52).
Chez Jean, elle est très liée à la connaissance du Christ ressuscité (15,11)
et elle devient un état intérieur de plénitude permanente (16,22 ; 17,13)
Chez Matthieu, dans la suite d’Esaïe,
elle est très liée à l’avènement du Royaume (Mt 13,44 ; 25,21)
et l’écoute de la Parole (13,20).
Paul pourrait être considéré comme « charismatique » tant il exprime de joie :
malgré les persécutions et ses échecs (2 Co 7,4 ; 8,2),
joie, espérance et Règne de Dieu sont associés (Rm 14,17 ; 15,13).
C’est chez Luc et Paul que le verbe « se réjouir »
est le plus souvent employé comme manifestation
de la nouvelle réalité !
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