Dans l’Ancien testament,
la vie éternelle est évoquée dans peu de textes,
Elle y représente clairement la vie promise aux justes
morts dans la fidélité au
Dieu d’Israël,
vie accordée après le jugement de Dieu dont le premier geste aura été
de réveiller (ressusciter) les morts.
Il s’agit donc d’une récompense qui sera donnée dans le futur de la fin des temps,
mais qui s’inscrit d’ores et déjà comme une espérance
capable de soutenir la foi des croyants,
notamment face aux persécutions
dont ils sont victimes.
La part des disciples
Une telle conception de la vie éternelle trouve des échos
dans des textes du Nouveau Testament,
particulièrement dans les évangiles synoptiques.
Les trois récits parallèles de la rencontre de Jésus avec l’homme riche
s’appuient sur cette compréhension, tout en la transformant.
La question posée à Jésus :
« Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? »
désigne le souci de l’homme quant à son salut.
La réponse de Jésus et l’explication qu’il donne par la suite à ses disciples
mentionne l’élément de la récompense attribuée dans le monde à venir,
le monde nouveau, celui du Royaume de Dieu.
Cependant, l’interpellation
« Suis-moi »
indique nettement un décentrement de soi vers Jésus
un décalage du souci de l’avenir
à l’attention au présent,
Quittant la voie de la perfection dans l’obéissance à la
Loi,
le disciple empruntera
celle de la confiance en marche.
De même que l’entrée dans la vie éternelle est équivalente à l’entrée dans le Royaume,
la présence de Jésus est le signe de la proximité du Royaume.
L’attente de l’avenir est alors équilibrée par le maintenant de la conversion
et de la fidélité du disciple.
C’est donc dans l’attachement à Jésus que se joue l’accès à la vie éternelle ;
c’est en marchant à la suite de Jésus que se découvrent la libération
de toute autre puissance,
et le salut.
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