• Semer, semeur,
semence :
Pour les hommes et les femmes du 1er siècle
pour ceux à qui s’adresse Jésus ,
le travail de la terre, semer, récolter, représente
le quotidien et le rythme
des années.
Cela commence à l’automne, avec les semailles, orge ou blé, à un mois d’écart,
ce qui permettra d’étaler les récoltes.
Et puis après, attendre, en espérant la pluie, ni trop ni trop peu,
attendre le temps de la moisson,
L’agriculteur se courbe vers le sol pour nombre
de ses travaux,
il lève souvent les yeux vers le ciel :
quel temps fera-t-il, va-t-il pleuvoir ?
Car ce qui va se passer dans la terre est fonction de ce qui se passera dans le ciel.
L’agriculteur sait mieux que personne que la terre ne va pas sans le ciel,
que les deux sont en rapport.
Et cette connaissance va servir d’appui à ce que Jésus
vient faire et dire et être :
relier le ciel et la terre, Dieu et les
êtres humains.
Les images vont se déployer dans
des facettes diverses de la relation,
parlant tantôt du Royaume, tantôt de Jésus, tantôt des hommes.
La Bonne Nouvelle est dite en de termes de semeur, de semences, et de ce qui pousse,
de ce qui advient quand un semeur sème,
quand la semence tombe en terre.
Et puis, mais c’est un autre mot, en termes de moisson,
de moissonneur, de maître
de la moisson.
Mystère du Royaume,
mystère de l’œuvre de la Parole de Dieu,
ces mystères sont rapportés
à la silencieuse et surprenante transformation de la semence en plante.
Il n’est pas d’autre moyen de parler de ce qui ne
peut pas être décrit,
pas d’autre moyen de parler de ce qui ne peut pas être dit, que l’image ou la parabole.
Alors le temps entre les semailles et la moisson dira l’action et la puissance de Dieu
ou en creux, l’impuissance de l’humain.
Le rapport indiscernable à l’œil entre la semence et la plante dira
l’inattendu du Royaume.
°°°°°°°
/image%2F0554638%2F201304%2Fob_3bfaef39b11098f302fba08b1971c8ac_37030251.png)
commentaires