«Le bonheur
en soi n’apparaît pas dans la Bible!
On n’y trouve que des gens heureux ou malheureux,
selon qu’ils font, ou non, alliance avec la vie qui vient de Dieu.
Le bonheur chrétien est surtout de l’ordre du lien, de la rencontre.
Ce n’est pas un état, c’est un consentement à l’amour.
Consentement à renouveler
sans cesse.

» Dans l’Evangile, le bonheur est toujours un bonheur paradoxal,
à contre-courant de ce dont on rêve communément.
Jésus déclare heureux, dans les Béatitudes, les pauvres, les endeuillés,
les persécutés, ceux qui sont affamés de justice.
Le bonheur, selon lui, est de rester vivant au cœur même de ce qui nous brise.
Dans sa langue, l’araméen, le bonheur contient l’idée de la marche en avant.
Il n’est pas dans la possession, mais dans la capacité de se laisser émouvoir,
au sens de se laisser mettre en mouvement.
Le bonheur, c’est de croire qu’il y a encore un chemin;
c’est le chemin lui-même.
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