L'autorité est nécessaire,
tant pour l'enfant que pour toute la famille, tout groupe humain ;
sans elle, il y a désordre et confusion.
L'autorité se présente comme une pédagogie de la liberté et comme le signe de l'amour du prochain.
Elle devrait amener à un ordre juste, celui qui résulte des lois de la vie.
Une autorité bien située, bienfaisante pour tous ne doit être ni arbitraire, ni despotique, ni étroite, ni légaliste ;
elle doit respecter la liberté , la responsabilité de l'autre, sa participation, ses droites essentiels.
Celui qui l'exerce doit servir et non se servir.
Il importe de savoir discerner, distinguer une autorité bien située et un abus de pouvoir.
Demeurer sous l'emprise d'un être humain ou se soumettre à un abus de pouvoir
est le signe d'une fausse obéissance,
d'une aliénation de notre liberté.
D'autre part, refuser l'asservissement ne veut pas dire n'obéir à personne,
vivre dans une totale indépendance.
Obéir, a un sens très profond, un fondement tout à fait spirituel,
essentiel à la vie de l'être humain,
à son évolution.
Obéir à Dieu
Obéir, c'est adhérer à la lumière reçue, la mettre en pratique.
Obéir est la liberté la plus profonde.
Cela peut paraître étrange, difficilement compréhensible mais c'est pourtant une réalité essentielle.
En effet, obéir est un choix, une marque de notre liberté, on obéit parce qu'on choisit d'obéir
. Le choix part toujours du désir : la juste obéissance est voulue, elle ne saurait être ni passive,
ni contrainte, ni pesante.
Par amour, Dieu donne ses lois à son peuple, il se donne lui-même,
et c'est par amour que nous choisissons d'entrer dans ce mode de vie,dans cette forme
de relation avec lui.
Il ne s'agit pas simplement d'observer des lois,
c'est une façon d'être.
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