comme beaucoup le font chaque jour pour leur culte personnel
J’ouvre la Bible pour me faire du bien, parfois même en choisissantde lire les textes dont j’ai besoin
selon mes circonstances actuelles.
En période d’examens ou de stress, j’aime relire un passage tel que
« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » (Jean 14.27).
Soucieux pour mes finances, je me penche davantage sur le verset :
« Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine » (Matthieu 6.34).
Si je me sens fatigué ou découragé, je relirais volontiers le passage de Josué : « Fortifie-toi et prends courage ! » (Josué
1.6)
le texte risque de devenir un prétexte.
ils montrent une tache de couleur à leur patient et celui-ci dit ce qu’il y voit)
où j’y lis toutes mes projections, mes ressentis.
C’est la Bible à la carte. Les paroles de la Bible risquent de devenir les paroles
que je voudrais m’entendre dire par Dieu, celles que je pense qu’il m’adresse, celles que j’ai besoin d’entendre de sa part.
Dans les églises abusives, le texte est lu et interprété comme un ventriloque avec sa marionnette
: celui-ci lui fait dire ce qu’il veut.
elle ne peut être utilisée pour se construire des convictions.
de savoir ce que la Bible enseigne sur tel ou tel thème,
cette approche est insuffisante car trop subjective.
Or , nombreux abuseurs ou églises abusives n’offrent un enseignement de la Bible
que selon cette approche.
Au lieu de prendre la Bible dans son entier, au lieu d’exposer la méthode ou les outils
qui les conduisent à interpréter de telle ou telle façon,
ils s’appuient uniquement sur leur « inspiration », se contentant
de ce que eux ont projeté
sur le texte.
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