3.7 Le cri de minuit
[troisième période]
« Mais au milieu
de la nuit il se fit un cri :
Voici l’époux ; sortez à sa rencontre.
Alors toutes ces vierges se levèrent et
apprêtèrent leurs lampes »
Mat 25:6, 7
Manifestement,
le cri de minuit marque
une troisième période dans l’histoire
de la chrétienté — une très courte période,
qui se trouve tout à la fin.
La question est alors
: Ce cri a-t-il déjà eu lieu ou
devons-nous encore
l’attendre ?
Je suis profondément
convaincu que ce cri a déjà eu lieu.
Nous le trouvons décrit dans la
lettre à Philadelphie :
« Je viens bientôt ;
tiens ferme ce que tu as,
afin que personne ne prenne
ta couronne »
Apo 3:11
Au début du XXeme siècle
une action puissante de l’Esprit Saint
dans toute la chrétienté a conduit,
entre autres, à ce que les « anciennes » vérités,
perdues depuis longtemps, ont été remises en lumière.
Cela n’a pas seulement été un temps de grand
réveil pendant lequel beaucoup ont cru
au Seigneur Jésus, mais Dieu
a donné à des hommes fidèles de redécouvrir
la doctrine des apôtres
Actes 2:42
La doctrine en elle-même n’était pas nouvelle,
mais on l’a redécouverte.
Dans ce contexte
il vaut la peine de faire remarquer
que le cri de minuit ne fut pas selon la formule
donnée par la précieuse traduction allemande de Luther,
y compris encore dans l’édition de 1984
, où il est écrit :
« Voici l’époux vient ! »
Le mot ‘vient’
ne figure pas dans le texte original,
et ce n’est pas de peu d’importance, je pense.
S’il était vraiment écrit :
« l’époux vient ! »,
tout le poids du message reposerait sur
le fait de la venue du Seigneur.
Mais le cri :
« Voici l’époux ! »
met l’accent sur la personne de Celui qui vient
. En harmonie avec cela,
on ne s’est pas seulement occupé
dans ce temps-là de la vérité de la venue du Seigneur,
mais avant tout de ce que les Saintes Écritures
disent sur la personne de Christ.
Les cœurs des croyants
de ce temps étaient attachés à la personne
de leur Seigneur et Sauveur et non pas
seulement à telle ou telle vérité
. Est-ce encore vrai pour
nous aujourd’hui ?
La vérité de Christ
et de l’assemblée prend une place centrale
dans la doctrine chrétienne.
La vérité du retour de Christ pour enlever les Saints
s’y rattache de manière inséparable
. Or ces hommes de Dieu eurent la grâce
de redécouvrir la différence entre l’enlèvement
et le jour du Seigneur.
Cela n’a pas seulement
été une reconnaissance doctrinale
de cette vérité, mais ils se sont soumis volontairement
à la lumière spirituelle que Dieu leur accordait.
Cela s’est traduit par des cœurs enflammés par l’attente
journalière de la venue de Christ pour enlever
les Siens, avec toutes les
conséquences qui s’y rattachent.
De quelles conséquences s’agit-il ?
C’est qu’ils ont perçu avec leur cœur ce cri
« Voici l’époux ; sortez à sa rencontre ! »,
et la conséquence en fut
qu’ils abandonnèrent toutes les relations
ecclésiastiques dans lesquelles ils se trouvaient
et qui n’étaient pas en accord avec la parole de Dieu
, quoi que cela ait pu leur en coûter.
Libérés des chaînes de la tradition
et de la tutelle ecclésiastiques,
ils allèrent à la rencontre du Seigneur
d’une manière nouvelle
Mais bien plus encore !
Dieu leur accorda de répandre
de manière efficace, oralement et par écrit, les vérités
redécouvertes du Nouveau Testament,
en sorte que
toute la chrétienté y eut accès.
C’est exactement
ce que nous trouvons dans notre parabole :
« Alors toutes ces vierges
se levèrent et apprêtèrent leurs lampes ».
Ce cri de minuit a saisi toute la chrétienté, non pas
seulement quelques-uns et non pas
seulement les croyants.
En fait, depuis ce temps là,
l’effet du cri de minuit ne s’est pas éteint.
Plus que jamais dans la chrétienté,
on s’occupe de la prophétie, et partout on peut entendre
, plus ou moins clairement selon les endroits,
que le Seigneur Jésus viendra et qu’Il prendra
les Siens auprès de Lui.
La doctrine sur l’enlèvement n’est pas
claire et conforme à l’Écriture partout dans la chrétienté.
Souvent on la lie à quelque événement prophétique,
comme par exemple la « septième trompette »,
mais quoi qu’il en soit,
on en parle.
Selon les paroles du Seigneur
, le cri de minuit a eu de l’effet tant auprès
des croyants qu’auprès des professants incrédules :
toutes apprêtèrent leur lampe.
Néanmoins je pense que ce fait d’apprêter les lampes
ne signifie pas la même chose pour les
uns et pour les autres.
chrétiens sont redevenus conscients
et je peux bien dire aussi : deviennent conscients
de l’appel céleste qui leur est propre,
la chrétienté incrédule déploie
une activité intense sur le plan politique
, culturel et surtout social.
Ne voyons-nous pas cela partout autour
de nous aujourd’hui ?
N’est-il pas vrai que dans de larges fractions
de la chrétienté, on ne répand plus qu’un « évangile social » ?
Le soutien aux mouvements pour la paix,
et la revendication de droits sociaux
et les idées écologiques ont beaucoup plus cours
que la question des droits de Dieu.
Oui, les vierges folles apprêtent
aussi leurs lampes
, mais là, il n’y a pas d’huile.
Minuit a passé.
Combien doit être proche l’étoile du matin !
« Sortons »-nous nous aussi, à la
rencontre de l’époux ?
3.7.1 Dieu seul peut donner la vie éternelle
Le cri de minuit
manifeste encore autre chose :
qui fait partie des vierges prudentes et qui fait
partie des folles. Même si les deux
apprêtent leurs lampes, la nouvelle de la venue
de l’époux révèle le vrai état
intérieur des deux ;
et même plus, il provoque une séparation
entre les prudentes et les folles.
C’est ce que veulent dire les paroles du Seigneur
par lesquelles Il continue
la parabole :
« Et les folles dirent aux prudentes :
Donnez-nous de votre huile,
car nos lampes s’éteignent.
Mais les prudentes
répondirent,
disant :
Non, de peur
qu’il n’y en ait pas assez
pour nous et pour vous ; allez plutôt vers ceux
qui en vendent, et achetez-en pour
vous mêmes »
Mat25:8,9
Tandis que les prudentes
se réjouissent d’avoir de l’huile
, et sont tout à fait paisibles par rapport
à la venue prochaine de l’époux, nous voyons
une agitation fébrile éclater chez les folles
. Lorsqu’elles allument
leurs lampes qui sont maintenant apprêtées,
elles remarquent qu’elles
s’éteignent aussitôt.
Au moment décisif,
elles sont obligées de constater
qu’il leur manque l’élément essentiel, l’huile.
Quelle situation regrettable,
fatale !
En savoir assez
du christianisme pour s’illusionner sur
son véritable état
pendant un temps, puis à la venue du Seigneur
être obligé de constater que c’était une erreur,
et constater aussi qu’elles ne sont
pas prêtes pour l’époux !
En fait, les folles
savent très bien que les prudentes
possèdent ce qui leur manque.
« Donnez-nous de votre
huile, car nos lampes
s’éteignent ».
Cela révèle une folie
supplémentaire de ces personnes :
elles se tournent vers la mauvaise adresse.
Non seulement elles se donnent
de la peine trop tard pour cette huile,
mais en plus, dans leur détresse, elles vont du mauvais côté
. Non, des hommes ne peuvent pas donner
l’Esprit Saint à d’autres hommes,
ils ne peuvent pas leur
communiquer la vie éternelle.
Aucune église, aucune communauté
chrétienne, aucun prédicateur
si doué soit-il, aucun acte religieux
n’est capable de le faire.
Quand Simon
le magicien désira acquérir
avec de l’argent le don de donner l’Esprit Saint
à d’autres, l’apôtre Pierre a dû lui dire :
« Que ton
argent périsse avec toi
, parce que tu as pensé acquérir
avec de l’argent le don
de Dieu »
Actes 8:20
. Pour la question
de la rémission des péchés, chacun
a à faire tout seul avec Dieu.
C’est à Lui qu’on doit aller, et je pense
que c’est ce qu’il faut apprendre ici.
« Un homme ne pourra
en aucune manière racheter son frère,
ni donner à Dieu sa rançon, car précieux est le
rachat de leur âme, et il faut qu’il y
renonce à jamais »
Psaume 49:7, 8
Nous pouvons
et devrions essayer d’amener
des hommes perdus à Dieu. C’est une très bonne chose.
Dieu désire aussi utiliser Ses enfants
pour éclairer d’autres dans les
choses divines.
Mais le privilège
et la puissance d’offrir le salut
et la rédemption à des pécheurs perdus
n’appartiennent qu’à Dieu.
Néanmoins les hommes préfèrent
aller vers des hommes. Pourquoi, en fait ?
Parce qu’ils ne connaissent pas la grâce
de Dieu. Ces gens ou vierges folles
ne la connaissent pas non plus,
et quand il est déjà trop tard
, elles se tournent
vers le mauvais
côté.
Ah, si les gens
de nos pays chrétiens
prenaient à cœur ces paroles :
« Car les gages
du péché, c’est la mort ;
mais le don de grâce de Dieu,
c’est la vie éternelle dans le christ Jésus,
notre Seigneur »
Romains 6:23
Conscients de leur culpabilité,
ils se réfugieraient dans la grâce de Dieu
, et se jetteraient pleins de foi dans les bras de Celui
qui veut être également leur Sauveur.
« Tout ce que le Père
me donne viendra à moi ; et je ne mettrai point
dehors celui qui vient à moi »
Jean 6:37
disait le Seigneur Jésus
. Et combien
est touchante l’invitation
de Dieu que nous trouvons déjà dans
l’Ancien Testament :
« Ho !
quiconque a soif,
venez aux eaux, et vous qui n’avez pas d’argent,
venez, achetez et mangez ; oui, venez,
achetez sans argent et sans prix
du vin et du lait »
Ésaïe 55:1
3.7.2 Est-ce que plus personne
ne peut être sauvé ?
s’en allaient pour en acheter,
l’époux vint ; et celles qui étaient prêtes
entrèrent avec lui aux noces ;
et la porte fut fermée »
Matt.25:10
Il ne faut pas conclure
de ces paroles que plus personne ne peut être sauvé
depuis que le cri de minuit a retenti.
Certainement il y aura
un moment où il sera trop tard,
notre parabole le montre clairement.
Mais chaque individu
peut encore venir à Dieu aujourd'hui
s’il réalise qu’il n’a pas ‘d’huile’.
Nous avons tous entendu la parole
de Dieu qui invite le pécheur, et celle-ci garde toute sa validité
jusqu’à la fin du temps de la grâce.
Elle est encore
répétée sous une forme
un peu différente à la dernière page de l’Écriture :
« Et que celui qui a soif vienne ;
que celui qui veut prenne gratuitement
de l’eau de la vie »
Ap 22:17
Si par contre les gens
persistent dans leur folie que nous avons,
je pense, suffisamment décrite, il ne leur reste à la fin
plus que la constatation effrayante
que pour eux c’est trop tard.
Il y a encore une autre comparaison à faire.
De la même manière que Dieu a accordé au peuple d’Israël
du temps pour se repentir après le rejet et la crucifixion
de Son Fils et avant d’exécuter le jugement
sur ce peuple en l’an 70
de notre ère,
de même,
depuis que le cri de minuit a retenti,
Il accorde également assez de temps à la chrétienté
pour revenir de ses mauvaises voies,
jusqu’à ce que la venue de Christ mette fin
irrévocablement au temps
de la grâce.
Si nous passons tout cela
en revue devant nos yeux, cette certitude s’affirme
alors pour nous :
Le Seigneur Jésus doit être très proche
comp. Philippiens 4:5
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