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2010-04-02T07:25:00+02:00

10 vierges (4)

Publié par sulamite -

 

 

 

 

 

3.6   Le sommeil des vierges

[deuxième période]



« Or, comme l’époux tardait,

elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. »

Matthieu 25:5

 

Le méchant esclave

avait dit en son cœur :

« Mon maître tarde à venir »

Matthieu 24:48

ce qui n’était pas un bon état de cœur.

Il était content

que son maître retarde sa venue,

car ainsi il pouvait entre temps agir à sa guise,

comme il lui plaisait.

« Mon maître ne

va pas venir si vite que ça ! »

Ceci nous rappelle les paroles des

moqueurs des derniers jours :

« Où est la promesse

de sa venue ?

car depuis que les pères se sont endormis,

toutes choses demeurent au même état

dès le commencement

de la création »

2 Pi 3:3, 4, 9



Il a effectivement

plu au Seigneur de ne pas revenir

tout de suite au début du christianisme.

Il y a certainement plusieurs raisons pour cela.

L’une d’entre elles est sûrement que Dieu

voulait encore sauver beaucoup

de pécheurs.

Cette pensée se trouve

dans le passage cité de la deuxième épître de Pierre :

« mais il est patient envers vous,

ne voulant pas qu’aucun périsse,

mais que tous viennent à

la repentance »

2 Pierre 3:9



Sans doute le Seigneur Jésus

décrit maintenant une deuxième période

dans notre parabole, une deuxième partie dans

l’histoire de l’église chrétienne.

La première a été

caractérisée par la sortie des vierges.

La deuxième période, beaucoup plus longue,

nous montre le manque de vigilance

des professants chrétiens.

Qu’il s’agisse des vierges prudentes

ou des folles, toutes s’assoupirent

et finirent par s’endormir

. Ceci signifie

manifestement que l’espérance

du retour de Christ pour l’enlèvement des Siens

a été laissée de côté relativement tôt dans la chrétienté,

et que finalement elle s’est

perdue complètement.

C’est exactement

ce qui est arrivé comme nous le montre

un coup d’œil donné à l’histoire de l’église.

Après le départ des derniers apôtres

, l’appel céleste de l’église

a été bientôt perdu de vue

, et avec lui également, l’espérance

du retour de Christ.

Comme Christ était si, si loin

, et le monde si proche, on se rendit la vie

dans ce monde aussi agréable que possible,

et on se mit à fraterniser avec lui

. Quand les affections pour Christ ne sont plus vives,

plus rien ne retient sur le chemin du déclin.

Très tôt les vrais chrétiens sont devenus

comme le monde, et le monde comme les chrétiens

. Les chrétiens se sont sentis chez eux

dans ce monde, et n’ont plus eu besoin de Lui.

Les simples professants de leur côté,

ne L’avaient jamais désiré

. Et ainsi tous s’endormirent effectivement

, les vierges prudentes

comme les folles.

Ce qui est si frappant en tout cas,

c’est que non seulement l’espérance de la venue de Christ

a été complètement perdue, mais aussi la

connaissance de cette vérité elle-même.

Très tôt on n’a plus ni vu ni compris

qu’il y aurait une venue du

Seigneur pour enlever

les saints

1 Thes 4:13-18



. Au plus tard 300 ans

après Christ, on ne trouve plus le moindre indice

dans la littérature chrétienne de la connaissance de cette

vérité précieuse, dont l’accomplissement avait été attendu

si ardemment par les premiers chrétiens au cours

des persécutions. Car cela avait été

leur salutation :

« Maranatha — Le Seigneur vient ! »

1 Corinthiens 16:22



Même les croyants fidèles

, qu’il y a eu sans doute à toutes les époques,

ne se sont pas différenciés des professants

sans vie à cet égard.

Des hommes et des femmes

de foi ont écrit des poèmes et des cantiques

magnifiques dans des temps de détresses

les plus profondes, et ceux-ci réjouissent et fortifient

encore aujourd’hui le cœur de tout croyant

. Mais nulle part dans aucun

de leurs cantiques ne brille l’espérance de l’enlèvement

des croyants.

Comment est-ce possible ?

Nous avons la réponse dans notre parabole :

« Or, comme l’époux

tardait, elles s’assoupirent

toutes et s’endormirent ».



Cela a donc été l’état moral

de la chrétienté pendant de nombreux siècles :

Le retour du Seigneur a été oublié par tous.

Combien cela est sérieux et humiliant !

Si nous n’attendons plus le Seigneur Jésus

au quotidien, la porte est grande ouverte

pour laisser entrer la conformité au monde

dans notre vie individuelle et collective.

Rien ne forme autant notre

caractère que l’espérance qui anime

et gouverne notre cœur.

C’est pourquoi rien ne nous sépare davantage

du monde et de tous ses objectifs que l’attente

constante du Seigneur.

 

 

°°°

 


 

 




 

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