Les
lourdes
chaînes sont là,
à mes pieds. Est-ce toi,
mon Dieu, qui me les a ôtées ?
A force de marcher prisonnier des
entraves, j’en étais venu à justifier ma
peine me condamnant moi-même,
je me contentais d’un espoir en
papier.Mon monde était
vieilli et revenait
sans cesse
l’étrange
sentiment
de ne pas mériter,
ni l’amour, ni la joie, ni
l’affranchissement.Dieu, juste
un mirage, assez joli tout de même,
une idée bien gentille, un rêve pour enfants.
J’y croyais sans y croire ; juste par habitude.
Mais qu’Il vienne charnellement, au
tranchant de l’épée, qu’il prenne à
bras le corps et brise les
barreaux, qu’il arrache
de son zèle au son
de sa fureur
les mille
liens
subtils qui
me clouaient au sol.
Comment l’aurais-je cru ? j’avais
juste oublié que quelque part, au Livre,
il avait été dit : « L’amour de ta maison, j’en ferai
mon tourment » et qu’un jour ,,dans le Temple,
Jésus pris de colère renversa de son fouet
les idoles fragiles, les livres de piété, les
images bien mièvres, les idées
ridicules que trop souvent,
hélas ! des tièdes,
ces faux sages,
nous
ont appris
de Lui.Pauvres
hommes ! Mon Dieu,
celui qui hier comme par
effraction a forcé dans ma vie le
chemin d’esclavage.Mon Dieu
est un voleur, un jaloux, un
furieux.Son Temple,
c’est ma vie, il ne
la veut qu’à
Lui.
A Lui,
à personne
d’autre. Me voilà
consumé. Ma danse,
aujourd’hui n’est que feu, n’est
que flamme.Des cendres
Il me relève. Je
brûlerai en
lui.
liens
subtils qui
me clouaient au sol.
Comment l’aurais-je cru ? j’avais
juste oublié que quelque part, au Livre,
il avait été dit : « L’amour de ta maison, j’en ferai
mon tourment » et qu’un jour ,,dans le Temple,
Jésus pris de colère renversa de son fouet
les idoles fragiles, les livres de piété, les
images bien mièvres, les idées
ridicules que trop souvent,
hélas ! des tièdes,
ces faux sages,
nous
ont appris
de Lui.Pauvres
hommes ! Mon Dieu,
celui qui hier comme par
effraction a forcé dans ma vie le
chemin d’esclavage.Mon Dieu
est un voleur, un jaloux, un
furieux.Son Temple,
c’est ma vie, il ne
la veut qu’à
Lui.
A Lui,
à personne
d’autre. Me voilà
consumé. Ma danse,
aujourd’hui n’est que feu, n’est
que flamme.Des cendres
Il me relève. Je
brûlerai en
lui.
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