Faut
il dire qu’il
nous délivre ou qu’il
nous libère de toutes nos
peurs, de toutes nos paresses
de pensée dans le domaine religieux ?
J’ai longtemps hésité entre les deux formules.
Si j’en crois les puristes (Littré, Adolphe Thomas…),
on libère un prisonnier incarcéré sur décision
de justice, mais l’on délivre un otage retenu
en toute injustice. Dire que Christ nous a
libérés des dogmes aliénants et des
dévotions étouffantes, ce serait
donner une apparence de
légitimité à
toute
cette
végétation
parasite qui a
proliféré sur son message,
ce serait faire mine de croire
qu’elle en était une traduction fidèle.
Il paraît plus juste de dire que Christ nous
délivre de toutes ces considérations et
pratiques qui l’avaient indûment pris
en otage au long des siècles.
D’autant que délivrer, si
l’on en croit les
dictionnaires,
c’est
aussi
« débarrasser
d’une gêne », « guérir »,
« soulager d’un tourment » –
la « délivrance » étant l’autre
nom de l’accouchement, la
venue au monde d’un
être nouveau !
M Barlow
cette
végétation
parasite qui a
proliféré sur son message,
ce serait faire mine de croire
qu’elle en était une traduction fidèle.
Il paraît plus juste de dire que Christ nous
délivre de toutes ces considérations et
pratiques qui l’avaient indûment pris
en otage au long des siècles.
D’autant que délivrer, si
l’on en croit les
dictionnaires,
c’est
aussi
« débarrasser
d’une gêne », « guérir »,
« soulager d’un tourment » –
la « délivrance » étant l’autre
nom de l’accouchement, la
venue au monde d’un
être nouveau !
M Barlow
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