La
crainte
de Dieu, c’est
l’émerveillement devant
ce qui me dépasse et ce que
je veux figer. Je prends Dieu pour
un idiot lorsque je joue un rôle devant lui,
quand, tels Adam et Ève, je dissimule mes
travers pour faire le beau. Je le crois
imbécile lorsque je pense qu’il
épie chacun de mes actes,
qu’il cherche en moi la
faille et qu’il désire
à tout prix
me
punir.
Dès lors, la
crainte de Dieu, c’est
cesser de l’enfermer dans une
psychologie à dix sous, dans mes
névroses. La crainte de Dieu,
c’est peut-être quitter la
peur d’être jugé
comme je
juge.
A Jollien
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