...J’avais
entendu une
expression qui me terrorisait :
la crainte de Dieu. Je n’avais pas encore
compris que la crainte signifie le respect
et la confiance en Dieu qui précisément
congédient toute peur.
J’ai perdu peu à peu
cette illusion
que
le
Roi du
Ciel et de
la Terre va me
rattraper au contour
pour m’infliger mille supplices
si je défaille. La crainte de Dieu, c’est
l’émerveillement devant ce qui me dépasse
et ce que je veux figer. Je prends Dieu pour un
idiot lorsque je joue un rôle devant lui,
quand, tels Adam et Ève, je dissimule
mes travers pour faire le beau.
Je le crois imbécile
lorsque
je
pense
qu’il épie chacun
de mes actes, qu’il cherche
en moi la faille et qu’il désire à tout
prix me punir. Dès lors, la crainte de Dieu,
c’est cesser de l’enfermer dans une
psychologie à dix sous, dans
mes névroses. L’idolâtrie, c’est
peut-être
avoir
l’outrecuidance
de croire pouvoir
décevoir Dieu, le fâcher.
La crainte de Dieu, c’est peut-être
quitter la peur d’être
jugé comme je
juge.
A Jollien
pense
qu’il épie chacun
de mes actes, qu’il cherche
en moi la faille et qu’il désire à tout
prix me punir. Dès lors, la crainte de Dieu,
c’est cesser de l’enfermer dans une
psychologie à dix sous, dans
mes névroses. L’idolâtrie,
c’est peut-être
avoir
l’outrecuidance
de croire pouvoir
décevoir Dieu, le fâcher.
La crainte de Dieu, c’est peut-être
quitter la peur d’être
jugé comme je
juge.
A Jollien
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