Augustin
argumente à
partir de son expérience
personnelle. Il a connu le plaisir
physique, une vie affective épanouie,
les joies de l’amitié, la passion de la recherche
intellectuelle, la réussite professionnelle. Tout
ce qu’un être humain peut espérer ici-bas
était à portée de main. Tout n’y est
pas condamnable, et tout n’y est
pas faux... Augustin fait une
analyse lucide au livre X
des Confessions
de tout
ce
qui
sollicite
son cœur, en
procédant à un examen
de conscience à partir des trois
convoitises : convoitise de la chair
(sensualité), convoitise des yeux (curiosité),
ambition du siècle (orgueil). Rien, dans aucun de
ces domaines, n’a pu combler son cœur, et
tous les plaisirs qu’il y trouve finissent
même par s’inverser en tristesse
quand ces « biens »
nous sont enlevés.
Ces biens
sont
tout au plus
de l’ordre de l’usage
et ils se pervertissent dès
lors qu’ils deviennent objet d’une
jouissance qui voudrait les
absolutiser et les
éterniser.
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