Le
chat du
rabbin est un
personnage iconoclaste,
mais attachant, qui acquiert
la faculté de parler après avoir
mangé un perroquet. Un peu comme
dans les Fables de La fontaine, l’animal
démasque les contradictions de la vie
humaine ; il nous invite à réviser
notre compréhension du monde
et nous fait réfléchir sur
la pertinence de nos
traditions.
Le
chat est
la conscience
critique que chacun
porte en soi. « On a tous
quelque chose en nous d’un
chat du rabbin », un chat qui
parfois se tait par ignorance ou
par manque de courage, par
prudence ou par respect
des anciens, jusqu’au
jour où l’on
s’aperçoit
que
les
anciens
peuvent, certes
être sages et savants,
mais somme toute qu’ils sont
humains comme nous, fragiles, avec
leurs peurs, leurs désirs, leurs frustrations,
leur bêtise et leurs colères. Qu’ils
peuvent aussi être prisonniers
de leur propre idéologie et
devenir de simples
perroquets
de
la
tradition,
sans innovation,
sans confrontation à
la modernité, aux changements
sociaux, technologiques, philosophiques
et politiques. Ce jour-là, notre chat
intérieur s’éveille, prend son courage
à deux pattes, mange le perroquet
et commence à parler.
M A Ouaknin
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