Dans
le monde
gréco-romain, le
paon est un symbole
solaire sans doute inspiré par
le déploiement de sa queue en
forme de roue. Qu’un symbole solaire
païen ait été adopté pour
évoquer la résurrection n’a rien
d’étonnant. La lumière est un
élément important
de la liturgie
pascale
Pline
l’Ancien
est l’un des
premiers écrivains
antiques à noter que l’oiseau
perd sa magnifique parure pendant
l’hiver et la retrouve au printemps suivant.
Le phénomène de la mue annuelle était
connu pour plusieurs espèces
animales mais n’attirait
pas l’attention. La
mue du paon,
par contre,
à cause
du
magnifique
plumage qu’il
retrouvait au printemps,
a été perçu comme un symbole
de résurrection par les
premiers chrétiens.
À la résurrection
où tous
les
arbres,
c’est-à-dire
tous les saints,
commencent à reverdir,
ce paon (qui n’est autre que
notre corps), qui a rejeté les
plumes de la mortalité, recevra
celles de l’immortalité.
saint Antoine de
Padoue
…Car
il faut que
ce corps corruptible
revête l'incorruptibilité, et que
ce corps mortel revête l'immortalité.
Lorsque ce corps corruptible aura revêtu
l'incorruptibilité, et que ce corps mortel
aura revêtu l'immortalité, alors
s'accomplira la parole qui est
écrite: La mort a été
engloutie dans
la victoire.
O mort,
où
est ta
victoire?
O mort, où est
ton aiguillon?…
1 Cor15;53-
55
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