Dans
des situations
de violences conjugales,
certains pasteurs souhaitent
que les couples pardonnent et se
remettent ensemble. Ils refusent le
divorce car « on ne sépare pas ce
que Dieu a uni ». Pourtant, les
thérapeutes disent qu’il n’y a
pas d’autre issue que
la séparation.
Comment
faire ?
À
partir de
quand Dieu unit-il
deux personnes ? Parce qu’un
pasteur l’a déclaré ? Qui sommes-nous
pour parler au nom de Dieu ? Le critère que nous
laisse Paul pour comprendre le couple
est qu’il doit être à l’image de la
relation entre le Christ et
l’Église, avec de
l’altérité,
du don,
de
l’amour,
de l’exclusivité.
En théologie protestante,
le mariage n’est pas un sacrement.
S’il est important d’aider les couples à
traverser les crises, il faut redire que le couple
n’est pas une entité mise au-dessus de tout
autre impératif, à commencer par la survie
physique ou psychique de chaque
conjoint.Le couple n’est
pas au-dessus du
Sujet,
au-dessus
de l’être humain.
Le couple permet au Sujet
de se développer, de vivre et non
l’inverse. Le couple n’est pas une fin
en soi, comme le sabbat qui est fait pour
l’homme et non l’homme pour le sabbat.
Rappelons aussi qu’il n’y a pas de
pardon sans repentance, sans
vrai changement. Or
certaines
structures
psychologiques
comme celles des
pervers narcissiques ne
peuvent pas changer, il faut
seulement s’en
protéger.
La
théologienne
baptiste Valérie
Duval-Poujol répond
sur le lien entre la Bible et
les abus infligés aux
femmes. Intégralité
de l'article en
cliquant
sous
l'image
/image%2F0554638%2F201304%2Fob_3bfaef39b11098f302fba08b1971c8ac_37030251.png)

commentaires