Dans
le ventre
maternel, le bébé
vit des sensations olfactives
véhiculées par le liquide amniotique.
Pour mieux saisir le principe thérapeutique
de l’olfaction, tournons-nous du côté
de la science. De nombreuses
recherches ont montré
que les odeurs
agissent
de
manière
plurielle sur
notre psychisme,
à commencer par le
biais de la mémoire : elles
permettraient la réminiscence
de souvenirs enfouis, comme l’illustre la
fameuse madeleine de Proust. Ce
processus incroyablement
complexe a pu être mis en
évidence par le Monell
Center de
Philadelphie.
À savoir : les molécules
chimiques, qui constituent l’odeur,
sont captées par plus d’un millier de
récepteurs différents tapissant la cavité nasale,
qui transmettent l’information au bulbe
olfactif. Les chercheurs du centre
ont mis en évidence des liens
neuronaux entre les bulbes
olfactifs et le système
limbique, le
siège
des
émotions
et de la mémoire.
« D’où la capacité extraordinaire
de l’odeur à faire émerger des souvenirs
enfouis, avec précision, ainsi que leur
contexte émotionnel », traduit Catherine
Béhar. De plus, les vécus se révèlent
différents pour chacun, et peuvent
se teinter d’émotions positives ou
inversement négatives, pour
une même
source.
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