L’
humour
a une tendance
antitotalitaire. Ce n’est
pas pour rien que, dans des
dictatures politiques, il joue un
rôle de critique «sous-terraine» que
le régime totalitaire n’arrive pas à supprimer.
Dans l’humour surgit la liberté de prendre
distance et de ne pas se laisser
complètement enfermer
dans le système du
pouvoir et
de
ses
mécanismes.
Mais l’humour est
aussi antitotalitaire en ce
qui concerne le rapport de l’être
humain avec lui-même et avec les autres.
Il est l’antidote contre le penchant de
l’homme de se prendre totalement
au sérieux, de vouloir être tout
en tout. Si l’être humain
commence à rire
de lui-même,
il échappe
à cette
tendance.
Il y a donc une
analogie avec la foi qui,
elle aussi, est une libération de
l’homme en rapport avec lui-même.
Selon la foi chrétienne, l’être humain n’est
pas complètement déterminé ce qu’il réalise,
mais par une ouverture où il est devant
Dieu ce qu'il ne serait pas en lui-
même. La foi laisse la place
à Dieu, et ainsi elle reçoit
du divin une place pour
elle et pour son
«sujet», le
croyant.
C’est
la même
structure
que celle qui
caractérise l’humour:
il introduit dans le rapport
de l’être humain avec le monde,
avec lui-même et avec
autrui un espace
d’ouverture.
H.CHRISTOPH.
ASKANI
/image%2F0554638%2F201304%2Fob_3bfaef39b11098f302fba08b1971c8ac_37030251.png)

commentaires